Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 07:52

Le mercredi 11 mai 2011.

 

Ceux qui ont eu le plaisir de se rendre au Colloque consacré au grand alchimiste Fulcanelli garderont toujours cette étonnante vibration dans le coeur, mélange de la chaleur du Midi de la France tant vantée, avec raison, et le souvenir d'échanges tous cordiaux, amicaux même, et disons-le pour ceux qui ne pouvaient être présents, chaleureux.

 

Notre étonnement fut tel que nous suspendons notre désir de terminer notre intervention sur la toile du net, pour la raison suivante.

 

Les documents apportés dans le Fulcanelli exhumé sont une amorce de solution à la grande énigme de la personnalité de l'auteur des Demeures Philosophales et du Mystère des Cathédrales.

Mais, nous le comprenons bien, une amorce seulement. Il faudrait donner plus de détails de façon à ce que la documentation devienne suffisament probante pour emporter la conviction, l'adhésion des lecteurs.

 

Certains passages du Fulcanelli exhumé ont été mal compris. Je laisse pour l'instant complètement de côté le chapitre consacré aux F.C.H. Trop incomplet, ce chapitre qui fait pourtant 167 pages des 381 que comporte le livre, devra être complété et renourri d'autres constats que nous avons fait depuis l'achèvement de sa rédaction. Il est toujours difficile de donner à son éditeur une date butoir pour la remise du manuscrit et son examen. 

A fortiori pour un tel pan d'histoire secrète, c'est même de l'ordre de l'impossible. Du moins si l'on veut faire comprendre le bien fondé de cette évocation et son analyse.

 

Nous aurions là du pain sur la planche pour quelques années....

 

Revenons à Fulcanelli. 

 

Précisions utiles.

 

D'un contact récent avec la veuve de Filostène nous avons appris qu'il y a encore en sa possession au moins une lettre écrite qui concerne Fulcanelli.

Nous ferons l'impossible pour la récupérer. 

Mais, en nous assurant qu'il ne s'agit pas de tentative à renouveller ensuite.

Que les choses soient bien claires.

 

D'autre part, de ce que nous avons aperçu de cette lettre, nous pouvons vous dire ceci.

Le Mystère des Cathédrales était en chantier dès 1895-1900.

Les Demeures Philosophales entre 1900-1910.

Paul Decoeur s'est toujours entouré de collaborateurs dans ses projets.

Pourquoi ?

Très simple : la priorité au fourneau, à l'expérimentation.

Deuxième élément : il savait rédiger mais le temps nécessaire lui a toujours paru empiéter sur sa volonté de travailler à ses recherches.

Il a donc, étant altruiste bien qu'assez secret et surtout anti-mondain, délégué à une sorte de  " comité de rédaction " la tâche principale de mettre solidement en forme ce qu'il voulait faire passer.

Une alchimie noble, forte de ses valeurs, jalouse de ses découvertes, suggérées dans les limites du transmettable.

Pour nous, il ne fait pas de doute que l'on a travaillé à ces fameux livres pendant près de trente ans, pour chacun d'eux.

Il y aurait eu ainsi trois périodes nettement distinctes.

Celle du démarrage du projet. Peut-être s'agissait-il alors de fondre dans un ensemble compact ce qui se rapportait aux cathédrales défrichées alchimiquement avec les demeures civiles.

Ensuite, à partir de 1906, une seconde équipe se met en place. La date provient de ce que nous avons pu lire dans la lettre encore en possession de la veuve de Filostène senior.

Les deux personnes alors chargées d'agir, sur demande expresse de Paul Decoeur, nous y insistons, ne sont autres que Pierre Dujols pour la partie texte et Julien Champagne pour les illustrations.

La troisième période après guerre, montre que quelque chose s'est produit qui a empêché la parution du mystère des cathédrales.

La lettre que nous avons publiée, datée d'avril 1911, nous fait savoir qu'un chapitre sur Chartres était en cours d'élaboration à ce moment précis. Mais que c'était le destinataire de la lettre, à savoir Paul Decoeur, qui devait trancher sur l'utilité de ces quinze feuillets sur Chartres à savoir :

"J'ai rendu à Champagne les quinze feuillets sur Chartres,j'ignore s'il compte s'en inspirer pour le texte à publier sur cette cathédrale.Vous verrez si l'utilité de cette brochure est réelle ou simplement à vocation artistique."

L'exégèse de ces deux phrases est difficile. Pierre Dujols demande à Paul Decoeur si les quinze feuillets doivent servir de base à un  texte à publier sur Chartres, mais le terme de brochure fait penser qu'il pourrait s'agir d'une publication indépendante du Mystère tel que nous le connaissons dans sa version définitive bouclée fin 1925.

Champagne apparaît aussi ici comme relativement autonome par rapport aux deux autres protagonistes. On attend de Champagne quelque décision. Paul Decoeur attend certainement quelque chose de son illustrateur. Et Pierre Dujols de son côté semble remplir à ce moment précis le rôle de comité de première relecture.

Pourtant, vers la première guerre mondiale, 1914, Henri Coton-Alvard affirme avoir lu un manuscrit écrit de la main de Pierre Dujols.

Et tous les lecteurs avisés du Mystère des Cathédrales le savent, il y a bien quelque chose qui manque dans ce livre. Si ce n'est l'évocation de Chartres manquante, en plus le chapitre de Bourges parle en fait de deux logis alchimiques, le palais Jacques Coeur et le palais Lallemant et non la cathédrale de Bourges.

L'anomalie est claire. 

De mystère des cathédrales, il n'y a plus que deux belles cathédrales : Paris et Amiens. Bourges est éludé, Chartres a disparu en cours de rédaction.....

 

Et si c'était cela qui avait persuadé Paul Decoeur de demander après-guerre à son jeune disciple Eugène Canseliet de rédiger à son tour une mouture définitive en fonction des chapitres qui avaient résisté à l'érosion des feuillets?

Et si Champagne avait eu sa responsabilité engagée dans cette érosion et cette disparition ?

Geneviève Dubois, la meilleure spécialiste de ces personnalités de la Belle Epoque et de l'après-guerre avec Jean Artero, nous dit déjà dans son Fulcanelli Dévoilé publié en 1992 ( Dervy) que Champagne avait conclu un marché et une collaboration avec René Schwaller de Lubicz pour découvrir le secret des vitraux " alchimiques " de Chartres. Elle nous fait savoir que cette collaboration a perduré jusqu'aux dernières années de vie de Champagne, sans toutefois aboutir à un résultat concret (voir page 126 du Fulcanelli dévoilé Geneviève Dubois 1992, Dervy).

Cette collaboration ne fait-elle pas comprendre qu'il y eut ainsi, après la première guerre mondiale, deux tandems, Champagne -Schwaller d'un côté, Fulcanelli- Canseliet d'autre part. Et que ces deux derniers travaillèrent alors ensemble, le rôle de Champagne étant cantonné à celui de simple illustrateur ?

Cela expliquerait pourquoi Canseliet, qui, lui, avait toute la confiance de son Maître, aurait ainsi fait disparaître le rôle central de Champagne de la période précédente, et traité  Schwaller de " personnage inquiétant " comme dit dans les alchimiques mémoires ......

Nous donnerons notre analyse ultérieurement sur cette stratification et répartition des matériaux.

Dans un prochain article, nous donnerons plus d'informations sur ces périodes qui semblent peu à peu prendre consistance, et demandons au lecteur de comprendre que les nouvelles clartés provenant du courrier de 1906 (simplement lu rapidement)  nous éclairent déjà sur un avant et un après la période où Champagne et Dujols ont travaillé à l'élaboration du Mystère des Cathédrales et dont les illustrations produites vers 1910-12 ont été reprises dans la version définitive.

 

A plus tard donc dans cette perspective de plus de clarté.


 

 

 



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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 21:10

 

Mardi Saint 2011 

 

 

Sur cette Pierre Il a bâti son Eglise en terre Romaine; 

 

De Paul Il a enjoint de faire prononcer son Règne;

 

Par Eugène, il fit poser son scel;

 

Par Julien il donna la vision et sa certitude ; 

 

De René il prit le Feu et le fit revivre.....

 

 

 

Les Cinq prénoms énoncés ainsi résument ensemble la dimension totale du Mythe Fulcanelli et l'année présente est signée déjà d'une forte concentration de l'esprit de tous ceux qui ont aimé, apprécié, lu et relu, comparé, sondé les deux livres les plus cités de toute la bibliographie de l'Alchimie contemporaine.

Le Mystère des Cathédrales     et  les Demeures Philosophales.

 

Notre premier article était rédigé afin de signaler des anomalies dans la première de ces deux oeuvres.

Notre dernière intervention sera de vous convier à admettre que ce " Mythe " n'est ni une fiction pure, ni la seule et unique marque d'un homme, qu'il se prénomme Pierre, Paul ou Jacques.....

 

De Pierre Dujols est peut-être née une impulsion fondatrice, que nous situons vers 1910-11 environ. Dès ce moment, le mystère des cathédrales est en chantier. Les illustrations signées et datées par Julien Champagne ainsi que le frontispice en font foi. 1910 1911.

Dans la lettre inédite que nous venons de publier, qui a l'avantage de se situer en avril 1911, un échange de correspondance entre Paul Dec.... et Pierre Dujols (qui écrit la lettre) nous fait savoir qu'une quinzaine de pages sont en circulation entre ces deux personnes et Julien Champagne....

Avec le concours qualifié de la maison d'édition des 3R ( Allieu ) Jean Artero et toute son équipe (les trois Artero) ont publié fin de l'année dernière le manuscrit jusqu'alors inconnu, rédigé par Jean Julien Champagne en 1908 et nommé   La Vie Minérale .  

L'existence de ce manuscrit postule avec netteté un Champagne écrivain en alchimie qui était jusqu'il y a peu inédit.

Paul Dec, que nous avons une bonne série de raisons de nommer Decoeur, semble un personnage central dans l'affaire du Mystère des Cathédrales.

Central mais aussi curieusement assez passif !

Lorsque nous savons qu'il s'agit en 1911, d'un septuagénaire, nous avons la faiblesse de penser que la gloire littéraire sur le tard ne le chatouille pas plus que le duvet d'un canard sur le cuir d'une vache....

Nous ignorons la suite donnée avant-guerre à cet oeuvre en gestation.

Pierre Dujols profite en 1914, pour publier sous le pseudo de Magophon son Hypotypose, à juste titre, réputée.

Il n'est alors plus question de parution et c'est la catastrophe d'août 1914.

Après guerre, la donne a changé. Paul Decoeur est toujours aussi actif, recevant chez les de Lesseps, quantité d'hommes considérables, des politiques au jeune homme Eugène. Actif au laboratoire, passif pour tout ce qui concerne les  " notes " et le  " manuscrit " consacré aux cathédrales.

Les notes ce sont ce magma d'informations contenues sous forme de petites notices. Ceci d'après le témoignage d'Eugène qui devient progressivement un personnage clé. Nous sommes alors au tournant de 1920.

Julien Champagne a longtemps travaillé avec la deuxième génération des de Lesseps, nous entendons par là, les plus jeunes fils du second mariage du patriarche Ferdinand de Lesseps. 

Encore une fois Jean Artero a souligné par ses brillants articles et par son petit livre fort bien illustré : Alchimie de Lesseps, la proximité de l'artiste avec Paul, Bertrand et Ferdinand Ismail de Lesseps. 

Puis vers 1922-23, survient un tournant brutal : l'entourage des de Lesseps disparaît avec "Fulcanelli" comme nous avons coutume de l'appeler aujourd'hui, probablement un peu naïvement.....

Walter Grosse, le Champollion du véritable alchimiste Paul Decoeur, surnommé Vulcain Solaire, nous a donné nombre de détails qui entérinent l'identité physique du  " troisième personnage" celui qui dans l'équation de départ Dujols - Champagne, tenait le rôle du   X    !

"Souffre et potasse pour obtenir le titre d' X"  ou de Polytechnicien dit le récipiendaire ou taupin....

Vers 1923, d'après Eugène Canseliet, on se remet au travail, littéraire s'entend, et en deux ans de temps se dessine la première édition du Mystère des Cathédrales. 

Si l'oeuvre avait été de Julien Champagne, croyez-vous vraiment ami lecteur, qu'il aurait eu besoin d'Eugène Canseliet pour le rédiger ???????

Pourquoi alors, s'il s'était agi de produire un pur pastiche d'un manuscrit déjà largement rédigé avant guerre par Pierre Dujols, sur lequel ce denier aurait eu son mot à dire, et ses ayant-droits à voir sur ses droits d'auteurs, pourquoi alors tout le monde extérieur à la petite cellule active ( Canseliet - Champagne) s'est-il tu et à laissé faire ?

 

Et s'il y avait eu une troisième homme " Monsieur X " le polytechnicien ? Que de sa fenêtre sur l'éternité, il ait pu prononcer une parole et le miracle de se produire ?

Dans sa radioscopie de 1978 (ah quelle date ici et là, à Paris dans un bureau de radio, à Rome dans les couloirs du Vatican, au Caire où se clôture l'ère des questions coptes, etc....) avec Jacques Chancel, Eugène Canseliet joue son va-tout de la sincérité et du respect de la consigne.

- Jacques Chancel : Mais Eugène Canseliet, au fond, Fulcanelli, qui est-il ?

 

- Eugène Canseliet : Oh c'était un homme considérable ! Pensez, il recevait tant de grands hommes, enfin, des hommes comme vous et moi, mais qui étaient célèbres, dont on lisait les noms dans les journaux.....

 

Plus loin :

- Jacques Chancel : Mais alors, Eugène Canseliet, vous connaissez son nom ?

- Eugène Canseliet : Aaaaahh nooooonnnnn !!!!!

 

Que le lecteur me permette un instant de ranger mon mouchoir ! La contorsion obligée du disciple presque collé devant l'obligation de donner un renseignement capital m'a fait hurlé de rire..... Et donc, j'en reviens au fil de ma réflexion.

Voilà bien Eugène Canseliet et sa croix. Obligé de perpétuellement camoufler l'homme considérable. Et quelle énergie de soutenir son attention sur le moindre propos. A 78 ans et demi, essayez-donc, vous m'en direz des nouvelles.....

La seconde préface du mystère des cathédrales contient aussi une perle du genre : je sais tout mais je n'écrirai pas ce que vous attendez que j'écrive....

 

Et à vous de découvrir la perle et de bien la savourer.

Nous avons un immense respect pour le sang-froid perpétuel conservé par le porte-flambeau de l'alchimie au XXème siècle. Tant décrié depuis son décès, jalousé par certains, raillés par d'autres....Peu importe, mais paix à son âme.

Revenons aux choses actuelles. 

 

Walter Grosse, ayant émis son verdict en conscience, a suscité au fond d'un hameau belge la réaction de mon prédécesseur Filostène Senior. Lequel m'a proposé, même pas incité, à produire le livre que d'aucuns décrient déjà.....

Et que diraient-ils si je publiais la suite ? Dans ces échelons qui parlent de la théorie, il faut d'abord poser un cadre à la réflexion philosophique, repartir au sources mêmes du langage, pour pouvoir s'appuyer sur un texte quelconque.

Et quel art pourra le mieux évoquer la racine de ce que les cabalistes ont le mieux ressenti : la langue verte.......

 

Nous devons trouver un vase, la chose est entendue. 

 

En alchimie, il est aussi question d'un jardin où semer pour faire croître.

En alchimie, il est surtout besoin d'une âme bien disposée, favorable aux souffles purs et dont la patience est à toute épreuve.

En alchimie, lorsque l'espace devient un coeur unique, effacant tout repère égocentrique, alors la Pierre peut choisir son Vase.

 

Si nous écrivons ce soir, c'est dans la mémoire de cet autre vieil homme dont les repères et la présence s'effacent peu à peu, dont la vie est ailleurs, et dont on doute déjà qu'il ait jamais existé..... 

Comme ce français, né en 1839 et qui s'est effacé en toute vraisemblance en 1923, et qu'il se soit appelé Pierre, Paul ou Julien peu importera.....

Le mythe Fulcanelli survivra aux interventions du colloque ; nous n'y ferons qu'une brève apparition, pour achever le témoignage nécessaire......

Nous allons maintenant refermer les pages de ce petit recueil de propos sur l'alchimie, en ce mardi saint qui il y a juste deux ans a coincidé avec le départ de Filostène Senior vers d'autres cieux.

 

A l'heure actuelle, nous n'avons pas encore décidé si Deneb Cygni reprendra ce même blog pour vous entretenir d'astrologie ésotérique, ce qui a première vue peut sembler inintéressant pour les alchimistes, mais qui sait.... Comme il a de la ressource, et des intuitions à déchiffrer le brouillard lui-même, il parviendra peut-être à se forger un nouvel auditoire.

 

Je remercie chaudement tous les intervenants qui se sont exprimés en faveur ou contre notre prise de parole, parfois perçue comme une menace ou un canular, mais sachez que je n'oublierai personne là où le destin m'appelle.

 

 

Filostène


 




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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 10:31

Voici quelques photos du Fulcanelli exhumé publiées en noir et blanc dans l'édition actuelle.

Paul-Decoeur.IMG_0001.jpg

 

L' ingénieur Paul DECOEUR  à Noël 1874. Agé de 35 ans.

 

 

 

 

 

chevaliers-de-l-enneade.IMG_0003.jpg ci-contre :

 

Samuel David COHEN LIDIAKOS en 1906 en visite chez un cousin à Bruxelles. Cinq ans plus tard, il entrera au service, temporaire, de Pierre DUJOLS de Valois.

 

cimetiere-ancien.jpg

 

Ce cimetière ancien ouvre la première partie : Fulcanelli exhumé (premier échelon de l'échelle d'Alchimie)

 

 

ulma-l--une.jpg

 

Dans l'esprit d'Egard Allan Poe, la matérialisation de la vision au sein même d de l'obscure matière boisée. Ou les deux aspects de l'Âme.

 


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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 09:31

Comme indiqué dans la page précédente, nous avons serré notre texte en faisant de sorte que nous ne soyons pas en " double épaisseur " avec les réflexions, les recherches, les déductions de Walter Grosse.

 

Ce génial chercheur portugais, qui est aussi un chercheur en alchimie pratique, a donné dans sa nouvelle édition : " LE PUZZLE  FULCANELLI"  nombre de précisions qui ne doivent pas être recherchées chez nous.

 

D'autre part, nous avons laissé au lecteur sa liberté entre les propos tenus dans notre livre. Nous savons que le temps est nécessaire pour admettre les conditions étranges dans lesquelles s'est forgée la personnalité du vrai Fulcanelli.

Et ce sont précisément ces conditions qui ont valu à Eugène Canseliet, fidèle disciple, de s'exprimer ainsi sur l'identité de Fulcanelli : " Que diront les futures générations à propos de l'identité du Maître ? " Et aussi : " Aucune identité patronymique, fut-elle la mieux choisie, ne proposera une solution satisfaisante à l'énigme de l'identité du Maître".

Derrière ces deux affirmations ou interrogations filtre une inquiétude à double sens. D'une part, l'ingénieur Paul Decoeur peut-il convaincre le lecteur d'aujourd'hui qu'il soit ce fameux alchimiste, devenu aujourd'hui un mythe moderne ?

D'autre part, comment éviter de voir encore revenir l'identification la plus ancienne : Fulcanelli = Champagne Jean Julien qui remonte à l'époque de la sortie des livres de l'alchimiste soit 1926-1930 ?

Eugène Canseliet a donné suffisamment de pistes solides à Walter Grosse pour démarrer son investigation systématique et donner lieu aux conclusions qui s'imposent d'elles-mêmes. Mais il s'est tu, restant fidèle jusqu'au bout, cachant parfois des pans importants du mystère, telle que l'implication de Jean Julien Champagne dans la recherche alchimique proprement dite et sa fascination pour l'art gothique et tout ce qui est médiéval.

 

Ces dernières données, révélées par Madame Geneviève Dubois dans le Fulcanelli dévoilé (que nous demandons de considérer avec beaucoup de bienveillance même si nous ne pouvons souscrire à son analyse d'Eugène Canseliet), nous permettent d'une part, de comprendre mieux Jean Julien Champagne (et Jean Artero dans son blog ARCHER référencé ici même a travaillé à compléter au mieux cette connaissance) et d'autre part comprendre aussi qu'Eugène Canseliet a masqué ce Champagne alchimiste pour mieux différencier l'artiste talentueux du vieux savant, Adepte, chercheur émérite, beaucoup plus âgé, qui fut à la base des deux livres tant admirés.

 

Suivons donc FULGROSSE dans sa révélation des contours assez précis du vrai Fulcanelli et suivons aussi Jean ARTERO, Mme DUBOIS, lorsqu'ils peuvent nous faire connaître mieux cet autre alchimiste que fut Jean Julien Champagne.

Non Eugène Canseliet n'a pas menti, ni même déformé la réalité.

Oui, le philosophe de Savignies a dissimulé certaines données, importantes, mais affirmé avec force tant d'autres, que nous pouvons comprendre ses choix. Il a évité de trop révéler Champagne afin que l'amalgame ne soit pas irréversiblement installé, comme l'avait voulu en son temps Robert Ambelain.

Y a t'il eu un autre secret, autre que la naissance de Fulcanelli, son état-civil, son pédigrée scientifique, sa vie assez discrète malgré tout ?

Nous devons bien sûr répondre que oui.

Le second secret consiste en ceci : que fit-il une fois en route sur le chemin des applications de la Médecine Universelle,  Pierre Philosophale adaptée au règne humain ?

Le secret est au-delà de la confidence publique. Secret d'Etat en quelque sorte, pour faire une paraphrase ! De quel état parlons-nous ?

L'état d'Adepte est pour beaucoup une pure fable... Rien de bien grave à posséder un secret de fabrication d'une pierre transmutatoire. Celle-ci est aussi pour tant de nos contemporains une pure fiction.....

Il n'y a pas d'Adepte, ni de transmutation : voilà pour rester politiquement correct.

Oui, nous penserions probablement comme celà, si ..... si nous n'avions pas été en contact avec nos prédécesseurs.

 

 



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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 19:27

L'édition de notre premier volet en hommage aux Maîtres et prédécesseurs est désormais accomplie.

 

Nous partageons avec vous la couverture et donnons ensuite quelques précisions.

 

fulcanelliexhume.jpg

 

 

 

Ce livre comporte 381 pages et est publié, comme annoncé, par la toute neuve maison d'éditions  " la Pierre Philosophale " spécialisée dans les ouvrages dont l'alchimie est le sujet principal.

 

Nous pensons avoir accompli une partie du chemin de cet hommage, évoqué à plusieurs reprises. 

 

Rappelons qu'à l'origine, nous étions au côté de Filostène senior (qui a catégoriquement demandé l'anonymat à l'instar de certains, et dans son cas personnel, c'était évidemment pour éviter que le monde professionnel qui l'avait cotoyé dans les décennies précédentes continue à ne pas le reconnaître en tant qu'alchimiste !), et donc, nous savions que dire et que réserver au silence.

Depuis, le temps des bouleversements s'accélère et comme dans l'attente d'un gros orage, l'homme feint d'ignorer le danger.

 

Lorsque nous avons peu à peu gagné une place de confiance auprès de cet ancien ingénieur des mines, devenu alchimiste dans le courant de la décennie du milieu du siècle dernier, grâce à la rencontre de David (second prénom de Samuel Cohen Lidiakos) qui étudiait les rayonnements dans le monde du diamant, en marge du grand oeuvre, nous lui fîmes cette question :

 

- Pourquoi donc faire séjourner métal et minerais au creux d'un couloir creusé à même l'argile ?

- Ignorez vous l'action désormais inéluctable des particules diffusées largement depuis les années cinquante, par tous ces irresponsables " grands " dirigeants qui ont nié toutes ces explosions nucléaires faites à ciel ouvert, et répandu progressivement à travers tout l'hémisphère nord, et aussi, par l'Angleterre et la France dans les atolls et les îles du Pacifique sud, ces particules extrêmement nuisibles ?

Et puis, reprit-il, même si ces particules ne venaient pas influencer le processus du GO lui-même (ce qui est le cas si on sait travailler en milieu clos - attention - les quantités de matière, la proportion en air atmosphérique, la résistance des vases, le type de combustible, les phases de fusion-solidification doivent être rigoureusement étudiées et connues à l'avance !), la lumière diffuse agitée par la présence du Soleil est aussi une source qui bloque certains stades de l'Oeuvre ..... Faites donc vos calculs et travaillez d'abord à cru. Parce que la viande cuite ne retourne pas à sa plasticité naturelle.

 

Sur la nocivité des particules nucléaires, nous sommes à l'aube d'un temps nouveau. Les choix qui seront faits bientôt révèleront la capacité de la sphère décideuse à soit privilégier encore la rentabilité financière à toute considération de bon sens sur le devenir humain à moyen terme.

 

Revenons au livre. Oui, nous nous inscrivons à la suite des déductions de Walter Grosse quant à l'identité civile de Fulcanelli.

Sans ambage, Paul Decoeur fut bel et bien Fulcanelli. Nous n'avons pas spécialement énuméré les raisons qui peuvent argumenter cette identification. 

Nous vous laissons découvrir dans ce livre ce qui peut conforter ce choix.

Nous avons aussi donné une autre lecture du "Mythe ". Une lecture recadrée du symbolisme de ce nom permettra au lecteur de se faire une idée de ce qui relie le plus lointain héritage égyptien avec l'histoire récente de l'alchimie.

A ce sujet, le long chapitre sur les Frères Chevaliers d'Héliopolis a pour objet ce filigrane spécial qui relie le Pharaon, pivot du Sacerdoce, avec le Roi médiéval, occidental qui tient une position symbolique parfaitement symétrique, en ayant un pouvoir thaumatugique semblable, qui ne reste effectif, qu'une fois lavée la blessure que Philippe le Bel infligeat à l'union du Prêtre guerrier ou Chevalier de la Terre Sainte avec le Trône, français en l'occurence, et qui provoquât un tel déséquilibre en occident à partir de 1314.

 

A propos de Fulcanelli, nous ne pouvons que vous exhorter à lire deux autres livres qui paraissent avec le nôtre aux mêmes éditions :

 

NICODEME : LE MAÎTRE SECRET DE FULCANELLI  livre étonnant, tout entier écrit dans un état d'esprit que nous pouvons qualifier de dignité et respect de la sphère spirituelle en tant que telle - qualité devenue bien rare à notre triste époque ;

  et  le second livre de Walter Grosse qui reprend une partie des éléments de ses passionnantes recherches sur le grand Maître français, mais y ajoute encore nombre de nouvelles découvertes, ce qui fait de ce nouvel opus un incontournable :

WALTER GROSSE : LE PUZZLE FULCANELLI . 

 

 


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