Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 10:07

Nous avions décidé de scinder en deux parties le blog consacré initialement à l'alchimie.

 

Nous vous faisons savoir qu'à partir de ce premier octobre 2011, ce que nous avons intitulé : L'autre réalité du Temps , sera traitée sur une plateforme distincte dont voici l'adresse :

link 

http://astrologia-filostene.blog4ever.com/

 

Cela permettra de conserver chaque espace d'expression à son intitulé le plus adéquat.

 

D'autre part, en novembre prochain, le blog consacré à l'alchimie sera réactivé et acceuillera de nouveaux articles, tournés cette fois vers la pratique, les minéraux et le temps.

 

Nous avons, grâce à la coopération de certaines personnes qui se reconnaitront, bel et bien acquis les documents dont nous parlions en mai dernier.

 

Ils sont bien réels ! Et ils ouvrent une perspective encore plus précise sur la " galaxie Fulcanelli " et sur la rédaction des deux livres si réputés.

 

Mais nous laisserons temporairement ces longs moments consacrés à parler d'alchimistes, pour plonger dans une vision globale ésotérique et conforme à la Tradition immémoriale, pour reprendre l'étude alchimique, dans ses textes, ses symboles, sa pratique.

 

Ainsi, conformément à la volonté de nos deux prédécesseurs, une expression contemporaine de cette merveilleuse aventure qu'est l'alchimie pourra se poursuivre.

Que chacun sache qu'il ne saurait être ici question de personnalités. Si vous pouviez ressaisir aussi ce sens du respect confondu des Anciens, qui passent en déformant volontairement l'image précise de leur humanité au profit du SANG DE LA PIERRE, il n'y aurait plus de doute alors sur cette Parole :

 

" 21. Pierre donc, en le voyant, dit à Jésus : " Et lui, Seigneur, quoi ?" 

" 22. Jésus lui dit: " Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je revienne, qu'est-ce que cela te fait ? Toi, suis-moi ! "

 EPILOGUE de l'évangile selon Saint-Jean.

 

Mes amicales salutations au lecteur. 

Par Filostène - Publié dans : symbolisme hermétisme
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 10:55

Bonjour à tous,

 

nous avons reçu de Filostène la difficile mission de faire basculer le blog vers une dimension plus globale, avec l'homme au centre de la réflexion.

Un difficile pari parce que le milieu ésotérique est solidement compartimenté !

Certains esprits forts nous rirons au nez. Les plus patients d'entre vous verront peu à peu le pont entre deux disciplines réputées ésotériques.

 

Nous prenons ainsi le chemin afin de faire mieux appréhender une dimension fondamentalement humaine, mais universelle par son langage, ses moyens, son propos central.

Celui-ci est de faire comprendre les débuts d'une conscience élaborée du Temps, de la Conscience et du Combat universel entre Lumière et obscurité.

 

Le Temps est le facteur premier qui élabore la conscience humaine.

 

Il est mesurable.

 

Pour ce faire, sans autre instrument, l'homme a dû prendre ses repères dans la Loi première : alternance du nyctémère. Jour et Nuit.

 

La Conscience est une accumulation de moments, en fonction du Cosmos proche et lointain. Une élaboration mentale qui prend ses repères, ne naît pas dans un environnement quelconque. Tenir compte de ce fait est plus éclairant que de nier cette dimension.

Nous sommes culturellement influencé par l'énorme complication (et la richesse qui en découle, forcément...) qu'a apporté la montée en puissance des sciences et des techniques.

Cet enrichissement matériel a été de pair avec un changement collectif de mentalité, peu à peu, génération après génération, pour le meilleur et le pire.

La progression, c'est à dire, l'amplification du processus de développement technique, a détourné l'homme de l'autre dimension, celle de sa conscience intérieure.

Par conscience intérieure, nous nous devons de philosopher quelque peu.

Conscience intérieure : un carrefour.

 

Soit suivre la voie de la Foi, soit suivre celle de données immémoriales, ou historiquement déterminées, que véhiculent les sciences ésotériques, appelées généralement : Tradition.

 

La Tradition est un ensemble de concepts, transmis (oralement puis de manière écrite) de génération en génération, de personne à personne. Cet ensemble peut être l'alchimie par exemple, où la technique manipulatoire doit être encadrée par une réflexion approfondie sur la nature minérale conçue comme susceptible de Vie, d'évolution. 

 

L'alchimie se consacre ainsi au plus ingrat des travaux d'Hercule ! 

Se confronter à la partie la plus rude de la Nature, la plus inerte, en apparence, et en faire surgir des matières toujours plus ouvertes au rayonnement intérieur et extérieur. Cette leçon perpétuelle d'investigation est à la fois la plus noble des pratiques ésotériques, et aussi la plus décriée, puisqu'en principe, rien de bien neuf ne sortira du métal ou du minéral qui ne soit prévisible par la science physico-chimique....

A moins que ! Avis aux amateurs assez courageux, et selon les esprits forts, inconscients ou fous pour se dépenser dans une telle pratique.

 

D'autre part, la Foi, autre branche du carrefour, porte et déplace les montagnes. Elle permet de franchir assez aisément les obstacles, par adhésion affective. Elle brûle les réticences de l'intellect qui réprouve le saut dans l'invisible et freine constamment la conscience dans cet élan.

 

Le Temps fait naître la conscience, disions-nous.

 

La nature nous permet de mesurer par le rythme et le balais des mouvements de l'environnement céleste, la progression de la conscience.

 

Détaillons cet environnement et son lien avec l'homme intérieur.

 

Le Soleil visible, est le principal mobile. Le centre de l'élaboration de la conscience. Et donc, la cristallisation progressive de l'individu, en tant que centre unique.

Et donc, la source de l'égo-monde.

Nous disons égo-monde, pour distinguer égocentrisme de l'élaboration de la conscience saine, et non, tout de suite, par la caricature de l'égo déformé, qui est actuellement une véritable manie de la conversation : trop d'égo, pas assez d'égo, toujours l'égo décrié comme une tare.

 

L'égo-monde est l'unité consciente individuelle. Un Monde en semence. A son origine.

 

Dans la mesure du Temps, il y a deux directions. Une individuelle, domestique, quotidienne. Une seconde, collective, plurielle, pluri annuelle.

Gardons à l'esprit ces deux dimensions. 

Si le Soleil et la Lune peuvent être immédiatement commensurables, par leur cycle de la lunaison, quasi mensuelle, l'autre dimension, est basée sur le modèle du cycle de Jupiter - Soleil, soit une base duodécennale ( 12 années).

La connaissance du rythme cosmique est très ancienne. Les acquits scientifiques ont permis de faire prendre un relief tout à fait exceptionnel à ce mode de connaissance à la fois astrophysique et aussi astrologique.

 

L'homme étant comparable à une semence terrestre, la position dans le cosmos de la planète Terre est aussi fondamentale pour l'appréhension de l'autre réalité du Temps.

 

La Terre est entourée, dans la dimension individuelle, de deux planètes fondamentales : Vénus à l'intérieur, Mars à l'extérieur.

La conscience a donc, du point de vue de l'autre réalité du Temps, deux dimensions ( individu - collectif ), deux mesureurs ( Soleil - Jupiter ), deux axes de développement ( Vénus - Mars ). Ces derniers correspondent à la matérialisation de cette conscience : désir - action - conséquences (satisfaction - échec).

 

La naissance de chaque individu correspond en réalité à la conjugaison de trois dimensions imbriquées.

La semence héréditaire, le terreau éducatif, le ciel du moment de naissance comme environnement universel.

 

Pensons que chaque conscience est une collection de germes planétaires, dotés ou non de possibilités selon la transmission génétique, et favorisés ou non selon le terrain dans lequel elle peut se développer.

 

Penser autrement serait forcément ignorer une de ces trois dimensions.

 

L'entrée dans une réflexion plus technique, souvent nommée astrologie et fortement décriée par les esprits forts, demendera de plus amples commentaires.

 

Mais le principe est ici posé. 

 

N'oublions pas ces bases concrètes que sont l'hérédité et l'éducation avant de commencer à deviser sur l'environnement universel.

 

Les deux bornes posées que sont le Soleil et Jupiter, l'individu et le collectif, que nous apprennent les données collectées par l'astrophysique.

 

Le Système Solaire, qui concerne au plus haut chef, la Terre, est actuellement appréhendé comme un ensemble de HUIT planètes : MERCURE, VENUS, TERRE, MARS, JUPITER, SATURNE, URANUS, NEPTUNE.

De ce système, on peut répartir en planètes rocheuses, les quatre premières, et en planètes gazeuses les quatre suivantes.

 

Autrement pensé, une zone ignée et rocheuse, qui s'étend du Soleil central à la zone extérieure de la ceinture de cailloux nommés astéroïdes, et ensuite une zone fluide de planètes de grande dimension dont la borne extérieure est à nouveau une zone rocheuse dite ceinture de Kuiper.

 

Habitués à ce que l'on dénombre neuf voire dix planètes, la description ci-dessus aura suscité une interrogation. Que faisons-nous de PLUTON découverte en 1930 par Percival Lowell, voire de la planète ERIS découverte en 2006, et dont les éphémérides (position dans le référentiel zodiacal) ne sont pas encore actuellement diffusées ?

 

Et bien, nous ne les oublions pas, bien entendu. Mais, elles ont été rejetées actuellement par les conventions astronomiques au rang des planètes naines.

 

Sans trop verser dans les détails techniques, disons d'emblée que même au rang de naines, elles n'en sont pas moins bien réelles, et donc, les intégrer dans la réflexion humaine, dans la recherche de l'autre réalité du Temps est loin d'être vain ou inutile.

Mais, comme nous n'en sommes qu'au début de notre réflexion, nous en resterons là pour le moment.

L'intérêt que peut avoir toute cette cartographie des planètes provient de ce que seule cette dimension explicite les capacités individuelles et son ajustement au destin collectif. Trouver les clefs d'interprétation de cette dimension cosmique fut de tout temps à la fois le souhait de nombreuses personnes, et à la fois l'objet de la réprobation des esprits forts.

Mais, il nous a aussi semblé essentiel de bien tirer les enseignements de la dimension ésotérique d'une telle recherche. Ces enseignements valent pour tout domaine de recherche qui intègre la Conscience comme champ d'application de cette dimension.

 

Les mythes, les symboles ne sont pas de simples éléments graphiques ou des histoires arbitrairement décrites. Elles émanent vraiment d'une Conscience plus large, collective et nous font passer dans une nouvelle dimension : 

 

L'autre réalité du Temps.

 

Ainsi, le Ciel est peuplé d'autant d'Argus, que sont les étoiles, comme autant de fenêtres schématiquement ramenées au chiffre symbolique de 50 constellations qui sont autant de Compagnons de Jason dans sa quête de la Toison d'OR.

 

Toise : instrument de mesure.

D'OR : passer le métal au dehors.

 

A bientôt.

DENEB CYGNI




 



Par Filostène
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 23:06

Pour une fois c'est promis, nous allons faire court ! 

 

Dans une lettre, prochainement en notre possession, et à laquelle nous avons fait déjà allusion, il est question de plusieurs personnes qui ont gravité autour du grand Fulcanelli.

 

Nous avons évoqué Grasset d'Orcet et un lecteur du blog, Salilus pour ne pas le nommer, nous a résumé les liens qui peuvent baliser une approche plus profonde de l'oeuvre et la personnalité de l'ami de Fulcanelli.

 

Dans la lettre, outre qu'elle servira à l'éclaircissement de la génèse complexe du Mystère des Cathédrales, nous avons lu un passage bien précis, qui parle d'un ami de Raymond Roussel et de ses sept hippocampes !

 

Le nom de cet ami avéré de l'écrivain, poète, homme de lettres français, nous a surpris.

 

Il s'agit de Vincent de Campagna !

 

blason-Champagne.jpg


 

Uber Campagna pourrait ainsi se rapporter à un autre personnage, totalement obscur et inconnu actuellement, qui a en croire notre source écrite, est pour quelque chose dans les liens entre l'écrivain fortuné (et infortuné selon la gloire du monde) Raymond Roussel et l'alchimie.

 

Richard Khaitzine voit clair lorsqu'il écrit dans un commentaire sur la notice de wikipedia consacrée à Roussel, qu'il faut voir dans Locus Solus le roman clé de l'oeuvre de ce dernier.

Khaitzine précise en outre l'importance de l'alchimie signalée par André Breton dans Fronton Virage (1948) lequel pointe du doigt aussi la Poussière de Soleils et l'Etoile au front, comme oeuvres secondes mais articulées autour du Locus Solus.

 

Le lecteur tenace de ces oeuvres difficiles sera alors édifié d'apprendre qu'Eugène Canseliet a disposé dans sa seconde édition des Deux Logis Alchimiques, une série de mots et de propos destinés à souligner l'importance de Raymond Roussel dans la " galaxie Fulcanelli ". (voir Fulcanelli exhumé dans le chapitre consacré à Eugène Canseliet)

Enfin, pour en revenir à Campagna, nous avons été à la fois surpris et ravi d'apprendre qu'il existe un autre document qui exhume ce fantôme de l'ombre des êtres disparus.

En effet, un exemplaire de la Poussière de Soleils dédicacé par son auteur à Vincent de Campagna est actuellement en vente dans le catalogue de la librairie des Argonautes au prix de 2000 euros ! (lot 427)

La dédicace est ainsi libellée : " Et de ces millions de Soleils, chacun est le pivot de quelque univers ! "

Nous avons ainsi une confirmation extérieure du contenu de notre source qui parle bien d'un curieux ami de Raymond Roussel.

 

Roussel-poussiere-soleils_0002.jpg


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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 10:46

Au cours du colloque Fulcanelli il nous arrivé à deux reprises d'expliquer un point important de la biographie de Grasset d'Orcet qui pourrait faire comprendre son amitié un peu spéciale avec Fulcanelli.

Nous avons écrit dans Fulcanelli exhumé que l'auteur du Mystère des Cathédrales et des Demeures Philosophales - décrit comme un ami proche de Grasset d'Orcet par Eugène Canseliet - ne cite pour ainsi dire pas du tout l'archéologue du Cantal dans ses deux ouvrages, ce qui, à l'occasion des passages relatifs à la cabale hermétique et à la langue des oiseaux peut surprendre.

 

Effectivement, le seul passage où il est fait mention de Grasset d'Orcet, explicitement, se trouve dans le chapitre rajouté de la croix cyclique d'Hendaye, c'est à dire dans la seconde édition du Mystère des Cathédrales. En clair, un rajout sous la responsabilité d'Eugène Canseliet sur la base d'un chapitre non publié du Finis Gloriae Mundi fantômatique.

Lorsque l'on s'informe correctement de la vie de Claude Sosthène Grasset d'Orcet (1828-1900), par exemple dans l'excellente page web : 

//grassetdorcet.sost.free.fr/   (cliquez ensuite sur le lien biographie dans le bas de la page)

on lit la vie pleine de déboires de l'aventurier archéologue qui fait des découvertes significatives dans l'Ile de Chypre, et qui au lieu d'être reconnu comme scientifique de valeur, se voit éclipsé par des envoyés de Napoléon III tels qu'Ernest Renan, Waddington, de Voguë et surtout, par un élève de Viollet-le-Duc, Duthoit qui est crédité historiquement de l'importation au Louvre d'une gigantesque statue de 14 tonnes, nommée cratère d'Amathonte.

Grasset d'Orcet, outre les déboires d'âme, fut ruiné successivement par la guerre d'Italie (spoliation patrimoniale) et par un intermédiaire technico-commercial qui lui fournit des machines tronquées. Machines qu'il estimait être l'outillage nécessaire afin d'assumer son autonomie financière sur l'île ! Outre qu'il avait espéré en vain des subsides du gouvernement impérial, il rentre bredouille, terrassé par un sort injuste en 1865.

Il se lie alors avec des intérêts anglais et devient le collaborateur central de la Revue Britannique à partir de 1873.

Bernard Allieu dans le sillage d'Eugène Canseliet, lui a rendu justice en publiant deux tomes de Matériaux cryptographiques dans sa maison d'édition Les 3 R.  

Les curieux articles que Grasset d'Orcet publia sous la troisième république n'ont pas manqué de susciter de l'intérêt chez les lettrés de l'époque. 

Notre ingénieur fut sûrement de ceux qui établirent alors un contact dès qu'il fut question d'écriture phonétique cachant par des rébus très indétectables des consignes guerrières placées dans les oeuvres d'art, de la littérature, voire du sens de l'histoire même.

L'histoire de France revue par Grasset d'Orcet est déconcertante voire par endroit hallucinante !!!!

Sa grille de lecture se décompose en deux fragments complémentaires. D'une part, techniquement, il démonte un à un les éléments du grimoire ou grammaire du squelette des mots, ce qui a un attrait pour tous les chercheurs en devises cachées, en cryptogrammes les plus divers.

D'autre part, en pleine métamorphose socio-politique, la troisième république en prend plein la figure pour ses personnages fondateurs !

Tout y passe : les frasques ménagères entre Catherine de Médicis et Diane de Poitiers avec le terrible et incorrigible Henri II lutte entre la quinte et la quarte ; un Louis XVII canadien venu mourir sur les champs de bataille lors des guerres napoléonniennes, supprimé par sa propre famille (et vlan pour les Bourbons et Henry V en particulier) ; le pacte de famine (encore contre les Bourbons) ; et surtout Jeanne d'Arc, représentative d'une corporation des Brandelys  envoyée à Charles VII par les cornards (restons polis : sonneurs de corne ou de cor !) de Saint-Marcel de Langres pour offrir au roi susdit, son épée Bran et le conduire à la victoire non sans lui remettre d'abord.....

la clef des cloches et autres sonnettes.......

Magnifique que cette histoire française revisitée par un homme bien décidé à se venger de l'humiliation totale subie au cours de ses aventures archéologiques.

Et voici (enfin !!!! pffff) où nous voulions en venir.

Fulcanelli recueillit chez son étrange ami, et son aîné de 11 ans, outre le matériel de serrurerie (l'atelier des mots anciens et les rossignols pour faire ouvrir les secrets des grimoires), l'âme d'un complice en infortune du sort !

Tous deux ils durent bien s'amuser à imaginer les grands hommes de leur époque, si guindés, si amidonnés du col, lisant un tel vitriol sur les reliefs de l'histoire de France.

Mais, chuut , promis, Fulcanelli jura à son chef serrurier le silence total sur le moyen d'ouvrir la cage du rossignol, et lui conserva une profonde estime.

Nul doute, qu'il alla en décembre 1900, à Cusset (Allier) se recueillir dans ces froides journées, sur le tombeau d'un homme pourtant bien né mais affligé d'un sort néfaste.

 

En souvenir du Colloque Fulcanelli ( MMes G.D.et A.de C.)

 

Dernière chose : ne manquez pas de visiter la page nouvelle, où des photos et documents complètent l'édition actuelle du Fulcanelli exhumé.



 


Par Filostène
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 07:52

Le mercredi 11 mai 2011.

 

Ceux qui ont eu le plaisir de se rendre au Colloque consacré au grand alchimiste Fulcanelli garderont toujours cette étonnante vibration dans le coeur, mélange de la chaleur du Midi de la France tant vantée, avec raison, et le souvenir d'échanges tous cordiaux, amicaux même, et disons-le pour ceux qui ne pouvaient être présents, chaleureux.

 

Notre étonnement fut tel que nous suspendons notre désir de terminer notre intervention sur la toile du net, pour la raison suivante.

 

Les documents apportés dans le Fulcanelli exhumé sont une amorce de solution à la grande énigme de la personnalité de l'auteur des Demeures Philosophales et du Mystère des Cathédrales.

Mais, nous le comprenons bien, une amorce seulement. Il faudrait donner plus de détails de façon à ce que la documentation devienne suffisament probante pour emporter la conviction, l'adhésion des lecteurs.

 

Certains passages du Fulcanelli exhumé ont été mal compris. Je laisse pour l'instant complètement de côté le chapitre consacré aux F.C.H. Trop incomplet, ce chapitre qui fait pourtant 167 pages des 381 que comporte le livre, devra être complété et renourri d'autres constats que nous avons fait depuis l'achèvement de sa rédaction. Il est toujours difficile de donner à son éditeur une date butoir pour la remise du manuscrit et son examen. 

A fortiori pour un tel pan d'histoire secrète, c'est même de l'ordre de l'impossible. Du moins si l'on veut faire comprendre le bien fondé de cette évocation et son analyse.

 

Nous aurions là du pain sur la planche pour quelques années....

 

Revenons à Fulcanelli. 

 

Précisions utiles.

 

D'un contact récent avec la veuve de Filostène nous avons appris qu'il y a encore en sa possession au moins une lettre écrite qui concerne Fulcanelli.

Nous ferons l'impossible pour la récupérer. 

Mais, en nous assurant qu'il ne s'agit pas de tentative à renouveller ensuite.

Que les choses soient bien claires.

 

D'autre part, de ce que nous avons aperçu de cette lettre, nous pouvons vous dire ceci.

Le Mystère des Cathédrales était en chantier dès 1895-1900.

Les Demeures Philosophales entre 1900-1910.

Paul Decoeur s'est toujours entouré de collaborateurs dans ses projets.

Pourquoi ?

Très simple : la priorité au fourneau, à l'expérimentation.

Deuxième élément : il savait rédiger mais le temps nécessaire lui a toujours paru empiéter sur sa volonté de travailler à ses recherches.

Il a donc, étant altruiste bien qu'assez secret et surtout anti-mondain, délégué à une sorte de  " comité de rédaction " la tâche principale de mettre solidement en forme ce qu'il voulait faire passer.

Une alchimie noble, forte de ses valeurs, jalouse de ses découvertes, suggérées dans les limites du transmettable.

Pour nous, il ne fait pas de doute que l'on a travaillé à ces fameux livres pendant près de trente ans, pour chacun d'eux.

Il y aurait eu ainsi trois périodes nettement distinctes.

Celle du démarrage du projet. Peut-être s'agissait-il alors de fondre dans un ensemble compact ce qui se rapportait aux cathédrales défrichées alchimiquement avec les demeures civiles.

Ensuite, à partir de 1906, une seconde équipe se met en place. La date provient de ce que nous avons pu lire dans la lettre encore en possession de la veuve de Filostène senior.

Les deux personnes alors chargées d'agir, sur demande expresse de Paul Decoeur, nous y insistons, ne sont autres que Pierre Dujols pour la partie texte et Julien Champagne pour les illustrations.

La troisième période après guerre, montre que quelque chose s'est produit qui a empêché la parution du mystère des cathédrales.

La lettre que nous avons publiée, datée d'avril 1911, nous fait savoir qu'un chapitre sur Chartres était en cours d'élaboration à ce moment précis. Mais que c'était le destinataire de la lettre, à savoir Paul Decoeur, qui devait trancher sur l'utilité de ces quinze feuillets sur Chartres à savoir :

"J'ai rendu à Champagne les quinze feuillets sur Chartres,j'ignore s'il compte s'en inspirer pour le texte à publier sur cette cathédrale.Vous verrez si l'utilité de cette brochure est réelle ou simplement à vocation artistique."

L'exégèse de ces deux phrases est difficile. Pierre Dujols demande à Paul Decoeur si les quinze feuillets doivent servir de base à un  texte à publier sur Chartres, mais le terme de brochure fait penser qu'il pourrait s'agir d'une publication indépendante du Mystère tel que nous le connaissons dans sa version définitive bouclée fin 1925.

Champagne apparaît aussi ici comme relativement autonome par rapport aux deux autres protagonistes. On attend de Champagne quelque décision. Paul Decoeur attend certainement quelque chose de son illustrateur. Et Pierre Dujols de son côté semble remplir à ce moment précis le rôle de comité de première relecture.

Pourtant, vers la première guerre mondiale, 1914, Henri Coton-Alvard affirme avoir lu un manuscrit écrit de la main de Pierre Dujols.

Et tous les lecteurs avisés du Mystère des Cathédrales le savent, il y a bien quelque chose qui manque dans ce livre. Si ce n'est l'évocation de Chartres manquante, en plus le chapitre de Bourges parle en fait de deux logis alchimiques, le palais Jacques Coeur et le palais Lallemant et non la cathédrale de Bourges.

L'anomalie est claire. 

De mystère des cathédrales, il n'y a plus que deux belles cathédrales : Paris et Amiens. Bourges est éludé, Chartres a disparu en cours de rédaction.....

 

Et si c'était cela qui avait persuadé Paul Decoeur de demander après-guerre à son jeune disciple Eugène Canseliet de rédiger à son tour une mouture définitive en fonction des chapitres qui avaient résisté à l'érosion des feuillets?

Et si Champagne avait eu sa responsabilité engagée dans cette érosion et cette disparition ?

Geneviève Dubois, la meilleure spécialiste de ces personnalités de la Belle Epoque et de l'après-guerre avec Jean Artero, nous dit déjà dans son Fulcanelli Dévoilé publié en 1992 ( Dervy) que Champagne avait conclu un marché et une collaboration avec René Schwaller de Lubicz pour découvrir le secret des vitraux " alchimiques " de Chartres. Elle nous fait savoir que cette collaboration a perduré jusqu'aux dernières années de vie de Champagne, sans toutefois aboutir à un résultat concret (voir page 126 du Fulcanelli dévoilé Geneviève Dubois 1992, Dervy).

Cette collaboration ne fait-elle pas comprendre qu'il y eut ainsi, après la première guerre mondiale, deux tandems, Champagne -Schwaller d'un côté, Fulcanelli- Canseliet d'autre part. Et que ces deux derniers travaillèrent alors ensemble, le rôle de Champagne étant cantonné à celui de simple illustrateur ?

Cela expliquerait pourquoi Canseliet, qui, lui, avait toute la confiance de son Maître, aurait ainsi fait disparaître le rôle central de Champagne de la période précédente, et traité  Schwaller de " personnage inquiétant " comme dit dans les alchimiques mémoires ......

Nous donnerons notre analyse ultérieurement sur cette stratification et répartition des matériaux.

Dans un prochain article, nous donnerons plus d'informations sur ces périodes qui semblent peu à peu prendre consistance, et demandons au lecteur de comprendre que les nouvelles clartés provenant du courrier de 1906 (simplement lu rapidement)  nous éclairent déjà sur un avant et un après la période où Champagne et Dujols ont travaillé à l'élaboration du Mystère des Cathédrales et dont les illustrations produites vers 1910-12 ont été reprises dans la version définitive.

 

A plus tard donc dans cette perspective de plus de clarté.


 

 

 



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