Dimanche 11 octobre 2009
Nous reprenons ici le fil de notre discussion sur les aspects humains de l'aspirant à l'oeuvre d'alchimie, et sur sa finalité, son but et sa destinée.

N: - Pourriez-vous à présent me dire de façon plus précise, quelque chose du choix des matières qui généralement obsède, au stade de la lecture, tout aspirant à l'oeuvre d'alchimie ?

P: - A ce choix des matières, il vous faut d'abord connaître le but que vous vous proposez d'atteindre.

N: - Si c'est la Pierre, pourquoi ne pas répondre alors à ma question ?

P: - Pensez-vous que la Pierre soit le but suprême ?

N: - Pas forcément le but suprême, mais en tout cas le cap à atteindre et pour lequel il n'est pas toujours assez d'une seule vie....

P: - Et pourtant, vous pourriez la faire en quelques mois ou quelques années au plus, si vous aviez les matières, la connaissance du modus operandi, si vous étiez disposé à accomplir tous les efforts, en vous-même et sur le terrain et surtout si vous pouviez répondre à ma question précédente.

N: - Oui, mais voilà, je ne vois pas encore de quoi vous voulez parler !

P: - L'alchimiste est-il simplement un tritureur de minerais, un distillateur de poisons, un brûleur de charbons ?

N: - Certainement que non, il aspire à retrouver la Lumière incarnée !

P: - Et voilà qui est mieux, pouvez-vous préciser votre pensée qui, maintenant, va dans la bonne direction ?

N: - Si j'entends bien, il est question par la pierre de retrouver le chemin menant à l'Adeptat, état nouveau dans l'évolution spirituelle de l'homme.

P: - En un sens c'est vrai : l'homme qui parvient à mener à terme l'oeuvre de la Pierre au rouge, a le devoir d'en vérifier l'effectivité. Mais dès l'instant où il a vérifié ce nouvel état du Corps Esprit, il doit renoncer à l'enrichissement matériel, trouver une nouvelle direction à ses recherches, dès lors qu'il a en son pouvoir de développer nombre d'applications nouvelles qui peuvent aider son prochain, dans la Tradition.

N: - Dans la Tradition ?

P: - Vous l'avez lu, la manifestation de tous les Adeptes est immuable : servir le Christ et son Père dans le soin et la discrétion absolue sont la règle de la Tradition. Charité, dévouement, consolation des affligés. Ils sont légions sur la Terre qui gémit sous le poids de la haine.

N: - En quoi l'Adepte intervient-il dans le grand combat entre les puissances d'en-bas et en Témoin de la Lumière Divine ?

P: - Nous voici parvenus au coeur de notre entretien !
Il est vrai qu'il faut bien comprendre les choses de la destinée. Nous voyons par le récit des Anciens, nombre d'adeptes livrés en apparence, à la fatalité d'un fin peu enviable, dont le Cosmopolite est un exemple manifeste.
Pourquoi, si l'on pense que l'Adepte est parvenu par son travail, à un stade d'omniscience et d'infaillibilité du jugement, allez se jeter dans les bras de puissants princes sans scrupules dont la seule ambition est de s'enrichir et tenir toute la terre en son pouvoir ?

Ici, il faut apporter des nuances d'interprétation. Dans son récit (voyez Novum Lumen Chymicum) Le Cosmopolite explique qu'il fut poussé de lui-même à quitter son Ecosse discrète en se rendant en Europe continentale, se manifestant à travers une mission de contacts divers ayant pour but de renouveller la connaissance de la Pierre, à une époque très démoralisée dont vous ne pouvez avoir de notions sans connaître en détail les guerres à répétition que se livraient alors toutes les nations et parties de l'Empire avec la France, l'Angleterre, l'Espagne, mêlant guerres des puissances temporelles et guerres de religion.

Le Cosmopolite prit des risques apparamment inconsidérés et finit misérablement en géôle, torturé à plusieurs reprises. Le second Cosmopolite, intervenu à la fin de la vie de son Maître vénérable, Alexandre Sethon, fut alors, dans la plus grande simplicité investit du rôle de sauvetage de cette mission. Evadé dans la pure tradition des romans d'aventure, l'Ecossais Cosmopolite expira quelques jours plus tard.

N: - Voilà donc où échoue la clairvoyance tant vantée à la dernière planche du Mutus Liber ?

P: - Vous y êtes !!! Là, exactement, vous avez associé mon récit avec vos connaissances livresques passées au stade d'intuition !!!!

N: - C'est à dire ? !!!!

P: - Occulatus abis, souvenez-vous en bien !






N: - Et oui, et alors ?

P : - Ici voyez en vous-même et souvenez-vous d'une parole répétée de génération en génération tout au long du fil de la Tradition : la comparaison du sort du Christ et celui de l'Adepte est flagrante !
En des termes plus actuels, disons clairement que l'Adepte peut soit opter pour vivre indéfiniment de son vivant ou il accepte le sort du Christ et alors se produit la chose interdite !

N: - La chose interdite ?

P: - L'Alchimie est un plaidoyer vivant en faveur de la suprématie spirituelle et dépasse la religion en la prouvant matériellement !

N: - Mais la chose interdite ?

P : - Que vous ayez opté pour la vie prolongée ou pour le décès naturel, votre corps reste alors en tant que matière première d'un autre Grand Oeuvre !!!!

N: - C'est à dire ?

P : - Que votre mue soit retardée ou non, elle sera sous le contrôle de votre esprit en accord avec ce que l'Esprit vous dictera : d'où le fait que le sort apparent des Adeptes semble si dissemblable.

N: - Vous m'ouvrez là d'immenses perspectives, Maître !

P: - Prouvez-vous à vous-même que vous puissiez effectuer le chemin, dès qu'il vous sera possible et venez rejoindre le cercle des Deux Lumières.

N: - Parlez-vous soudainement du livre d'Henri COTON- ALVART ?

P: - Les termes sont les mêmes et il est évidemment aussi question de ceci chez ce philosophe accompli, qui est resté dans la ligne pure de la discrétion qui permet cette réussite...
Mais je voulais parler des deux cercles inhérents au destin des Adeptes, mais cela ne peut être écrit.

N: - Alors, que peut on encore en écrire ?

P: - Conformément aux Saintes Ecritures, et celà est en réalité valable pour toutes les vraies spiritualités, orientales comme occidentales, qui proviennent toutes de la même Source Lumineuse, il existe bel et bien un combat eschatologique qui est loin d'être indifférent sur cette sphère terrestre.

N: - Combat des puissances d'en-bas contre celles de Dieu ?

P: - Exactement, et la position du Philosophe par le Feu, puis de l'Adepte est cruciale sur ce champ de combat !

N: - Que peut faire l'Adepte ?

P: - Outre ce qui a été signalé ici plus avant, dans notre dialogue, il peut faire régresser la géhenne en générant les sources de la santé, de l'équilibre chez les plus faibles, leur redonner anonymement la dignité que la géhenne tend à leur arracher pour les disloquer définitivement. Et Dieu nous est témoin que les progrès technologiques, les divertissements, la perversion de la sexualité, les jeux et paris, sont autant de champs où se déploient les forces négatives pour anéantir toute dignité humaine, l'aliéner à ses valeurs fondamentales.

N: - Nous sommes là entrés sur le terrain de la morale sociale.

P: - Tout se tient en effet. Mais réfléchissez bien et ne perdez jamais de vue que tous les efforts comptent. Même loin du laboratoire, pensez en permanence à signer votre vie avec des intentions qui dignifient l'homme et abrègent la souffrance plus tôt qu'à cette indifférence mortelle de l'époque actuelle qui a tout mélangé et tout obscurcit en même temps.

N: - Le conseil vaut de l'or en effet !

P: - Avant de prendre congé, vous aurez remarqué qu'en connaissant le but que vous vous assignez, vous pouvez mieux chercher les matières les plus prochaines à débuter votre oeuvre.

N: - Il nous reste en somme à sonder les candidats à l'oeuvre de même manière que nous avons écouté notre coeur nous mener au combat.

P: - En effet, il s'agit bien de celà, vous voici aux portes de l'expérience....


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Mardi 22 septembre 2009

En cette soirée d'équinoxe d'automne, le moment est venu de préciser les symboles et les actes qui peuvent soutenir l'effort à l'entrée du Labyrinthe hemétique.

Il y a six mois, nous faisions irruption par un écrit sur la statue de Saint Marcel.

Le signe du Bélier, premier du Zodiaque est dévolu à la sphère de Mars, première à l'extérieur de l'orbite terrestre : sortie dans l'action, feu rupteur des status quo, dynamisme et entrée dans la période des travaux par voie sèche.

Le spiritus devient ignis. Retenons ce Verbe : I GNIS ou Génèse en I ! ce qui vous semblera ne pas dire grand chose à cet instant.

En mars, le Feu du Ciel se met en mouvement pour venir intensifier le combat de la végétation triomphante en se dégageant progressivement du froid de l'hiver qui tente souvent de revenir (giboulées, brusque inversion de température) s'imposer mais le printemps vaincra.

In hoc signo vinces.  (Labarum de l'Empereur Romain Constantin rallié au Christianisme enfin organisé).

Le sceau de Mars (Marcel) est un long travail pour le labourant en Alchimie, il ne se conquiert qu'après un long combat entre protagonistes minéraux et métalliques, comme vous le savez déjà.

Mais nous sommes aujourd'hui en automne.

IGNIS et AZOTH tibi sufficiunt. Feu et Azoth te suffiront (à l'entière animation du travail philosophique).

Le septième mois zodiacal correspond au signe de la Balance. La sphère de Vénus lui est attribuée. Grâce de la fin de saison, équilibre des nuits et des jours, mais un déséquilibre se crée au fil des jours. La nuit l'emportera, introduisant une rupture dans le cycle de la végétation, la tempête et le vent balayeront les cîmes des arbres aux feuilles épuisées mais irradiant leurs feux colorés dans une fin de saison, toute en beauté et en nostalgie profonde....

L'axe de ces deux signes, BELIER -  BALANCE est un axe FEU - AIR  et c'est ici un des deux axes dits CARDINAUX parce qu'ils sont des portes qui ouvrent un nouvel influx saisonnier et cloture le précédent.

La génèse du Feu, porte du printemps (dans l'hémisphère nord) ce FEU CARDINAL  ou premier, concerne le mystère de Pâques dans le cycle Chrétien.
Jésus est venu mettre le Feu dans les choses : feu descendant dans l'intimité des êtres doués de la capacité de s'animer, de croître, de végéter.

Le Bélier est le symbole générique de la race caprine, parmi laquelle l'AGNUS agneau mystique est le véhicule des ondes supérieures par son "manteau" nommé Toison (d'Or puisque le Bélier exalte le Soleil combattant et plus tard victorieux).

AGNUS  - FEU INCARNE - FEU DIVIN

MARS - MARS SEL - SCEL DE MARS 

Ici, contrairement à Henri COTON ALVART, Philosophe par le Feu très estimable à de nombreux titres, FILOSTENE classe ce signe sous l'intelligence du plus précieux des feux sur Terre : l'OXYGENE !

Et pour cause : essayez d'animer quoique ce soit sur Terre sans cet esprit premier dévoué à la vie, un des plus universels, le second agent gazeux (nous reviendrons plus tard à VAN HELMONT, notre compatriote) de notre bonne vieille planète présent dans l'atmosphère et dans l'écorce terrestre.

La Balance signe d'AIR, et quel AIR, puisque ce temps de fin de cycle marque l'arrêt de la croissance chlorophylienne (en hémisphère nord répétons-le) et vient en apothéose marquer l'atmosphère d'une fine douceur, mais le froid et le nocturne sont de retour.

Cette fois encore contrairement au bon Philosophe Henri COTON ALVART, notre Maître FILOSTENE attribuait à ce second rang des esprits nécessaires à toute vie, l'AZOTE composant majeur de l'AIR atmosphérique (à 79 % rappelons-le).
Si le nom scientifique d'AZOTE (le modérateur de l'air et non : privé de vie comme le répète à l'envie les dictionnaires) ne vous convainc pas, reprenons son ancien nom de NITROGENE ce qui lui donne une équivalence à OXYGENE.
Rappelons que le nom d'azote a été inspiré à LAVOISIER par ses nombreuses lectures alchimiques, et par un milieu très éveillé en matière de symboles et de réflexion sur les forces de la nature.

Nous avons employé le terme " esprit " pour désigner les deux gaz les plus répandus dans l'atmosphère et qui accompagnent toute vie qu'elle soit minérale, végétale ou animale. Il s'agit bien sûr d'esprits seconds, mais indispensables à toute minute de la vie : ils créent et détruisent incessament se mêlant à toutes les opérations matérielles de l'alchimiste.

Ces "serviteurs fugitifs" seront toujours conviés dès qu'il s'agira d'animer les matières. Vous savez déjà comment les adjuvants salins (merci encore à Eugène CANSELIET pour sa mission aujourd'hui achevée de nous avoir mis sur la route des Sels ) font aussi intervenir les mêmes serviteurs aériens.

Afin d'achever la CROIX CARDINALE et pour mémoire, complètons par l'AXE DES SOLSTICES avec le Signe zodiacal du CANCER et la sphère de la LUNE, ainsi que le troisième "servus fugitivus" Esprit de l'EAU  : l'HYDROGENE, gaz dont la dimension universelle n'est plus à démontrer, enfin le Signe zodiacal du CAPRICORNE et la sphère de SATURNE, le quatrième Esprit étant celui du gaz CARBONE.
Notons que pour cet axe, Henri COTON-ALVART et FILOSTENE sont en accord parfait !

Avec ces quatre points de repères, créateurs de cycles tant biologiques que minéraux, nous pouvons nous orienter et normer des rythmes qui ont un ancrage tant dans l'être en action, que dans la matière à "réveiller".

La Philosophie hermétique est à bon droit nommée Philosophie par le FEU.

I GNIS A ZOT , les deux temps majeurs du cycle total de vie-mort et renaissances successives.

L'acte fondateur pour animer les métaux est de nature cyclique, mais aussi circulaire !

Prendre un point central, une corde pour normer un rayon de cercle, à son extrémité tracer au sol un arc de cercle complet et vous aurez une "Sole" où faire rayonner creusets et ballons en animant la matière.

I N R I Igne Natura Renovatur Integra : c'est encore revenir sur les lignes précédentes en insistant sur l'aspect Divin mélangé au Feu terrestre.

I Rouge donne en correspondance le voyou de voyant Arthur RIMBAUD en son sonnet VOYELLES ( les voix du Soleil ? ).

I pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;         
( page 53 Poésies dans Oeuvres complètes d'Arthur RIMBAUD Bibliothèque de la Pléiade Gallimard 1976)

 

Relisez Eugène CANSELIET dans Alchimie qui en donna la gnose....

 

 

Mais où est le FEU SECRET  ?

 

 

La réponse sera sans doute un peu entendue : en dessous de vous, en vous et au dessus de vous.

 

Le géomagnétisme, les courants telluriques, possèdent une des trois clefs de ce fameux feu.

Sous l'écorce terrestre, dans le fameux "manteau" terrestre, se trouve un des plus formidable réservoir de feu que l'on puissse envisager.

En nous-même, parce que l'opérateur doit accomplir un travail majeur, l'initiation au Feu sous toutes ses formes, et dans la rencontre avec Dieu, qu'il touche en lui-même par le sacrifice de sa recherche incessante de la pureté des matières, épreuve aussi ardue que lente et infinie dans sa longévité.

Le Feu et sa maîtrise est l'apanage de l'Homme.

Au dessus de nous, le Feu céleste, rayonnement ou foudre, éclair ou lumière lunaire. Des Esprits d'au-dessus des eaux supérieures (ionosphère) se frayent un chemin vers votre "sole" et vous n'en connaissez jamais les paramètres.

Seuls les cycles nous sont connus, les "météores" supérieurs sont imprévisibles.

Plus près de nous, dans la troposphère, il y a toute une gamme de manifestations du Feu céleste et vous en connaissez beaucoup dont le pistage dans les cycles des éléments (air- terre - eau) est un apprentissage très éclairant !

Maintenant, au creuset !

Prenez 300 grammes de Stibine (même brute mais non grillée, naturelle),
chauffez la jusqu'à sa température de fusion, laissez fondre et observez au bout de dix à quinze minutes la surface du bain.
L'eau de Stibine vous montre dans un ballet tournoyant, la naissance du système solaire, les billes planétaires, et aussi dans l'autre échelle, le tournoiement incessant des électrons autour des noyaux métalliques. Cette simple chauffe suggère que les phases luminescentes des cuissons ultérieures bien plus élaborées serviront de signes à déchiffrer, de symboles observables comme le disait René ALLEAU.

Ce tournoiement, n'est-il pas évocateur de la procession mystique des croyants musulmans autour de la Ka'Ba lors du rituel pélerinage de la Mecque ?
Et du tournoiement des Derviches, afin de sustenter la montée du feu mystique et l'hymne au créateur ?

On trouvera nos exemples sans rapport précis avec la recherche du Feu Secret mais qui sait ?

On peut revoir, en guise d'autre illustration du principe giratoire, l'expérience que nous avons relaté sur la préparation canonique des deux sulfures lors de notre précédant article.

A cette heure de l'automne naissante, les matières (en voie humide uniquement) qui ont connu la sustentation ignée, décrite sous le terme d'assation, sont confiées pour une durée de 45 à 90 jours, au sous-sol, près du lit d'une rivière, dans une dame jeanne de 5 litres, environnée de 3 à 5 kg de fumier de cheval ou de vache formant un nid fermentant, dont la vertu ignée sera exaltée pendant environ trois semaines avant de décroître à l'approche des froids hivernaux.

Ainsi lentement démaillé, le tissus cristallin habituel laisse place à des creux, des niches propices à être visitées par les ions négatifs si propices à la qualité de vie sur terre. Alors, l'an suivant, par voie humide, il est possible de faire entrer enfin en jeu les rayonnements supérieurs (supra ionosphériques) qui seuls " travaillent " les métaux et minéraux pour les doter de nouvelles propriétés.

Transition progressive vers le second oeuvre humide....

Avons-nous pu aider le lecteur à se faire une opinion sur ce que peut vouloir dire  " l'appel du Feu secret " ?

Ceci n'est qu'un simple aperçu de l'approche de ce fameux symbole, rédigé avec nos faibles moyens.





  

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Samedi 12 septembre 2009

Puisqu'il y a une terre où s'accomplit l'oeuvre du Philosophe, voici cinq images des lieux désormais orphelins des singuliers travaux (en grande partie nocturnes) de Filostène.

Les lieux se choisissent d'eux-mêmes.

Ils nous retiennent.

Nous y retournons pour y puiser la poésie et donc la force créatrice nécessaire à prolonger la voie.

L'eau aidant.

Filostène y vécut de 1955 à 2008.


La Pierre des Philosophes : une étape et peut-être une fin.



Que faire sans Elle ? C'est d'Elle que procède l'influx et la prier nous rapproche de la Source de toute vie.



La Source. Et parmi les eaux à choisir, ne négligez pas les eaux sousterraines aux vertus variées, les plus idoines aux opérations des philosophes par le Feu.




Ce Saint évangélisateur (voir Légenda Aurea) veille à jamais sur la Source qui autrefois abreuvait maints pélerins. Une simple étape et un réconfort avant de poursuivre le chemin....




Avant de partir, retournons-nous un instant devant ces lieux qui nous furent si familiers, où le Philosophe recueillait autrefois la rosée matinale et de cette simple cabane où se déroulaient les travaux extérieurs....














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Dimanche 30 août 2009

L'article proposé aujourd'hui est une introduction à la pratique de la voie humide dans ses nombreux paramètres.

Les conditions du travail concret obsèdent en général les néophytes qui n'ont pour bagage qu'un nombre plus ou moins copieux d'heures de lectures des auteurs, qu'ils soient classiques ou non.

Et la perplexité de trouver un cheminement opératoire qui ne soit pas la simple répétition, voire le pur mimétisme des procédés entrevus chez quelques auteurs, dans l'aveuglement total, puisque la porte du labyrinthe est bien fermée et même difficile à définir.

A la nécessité de la lecture s'est ajoutée l'impérieuse capacité à philosopher simplement en allant de la nature ouverte à la nature secrète.

Sans anticiper sur la suite du dialogue entre le néophyte et le philosophe qui reviendra sur les aspects théoriques de l'alchimie en prémices à la pratique, le moment est venu de reprendre le fil du témoignage laissé par Filostène.


Lorsque le moment est venu, nous avons franchi la frontière entre le parfait béotien que nous étions et avons été plongé dans l'expérience sous les directives du Maître.

Perplexe, car la première expérience n'avait pas de portée immédiate. Simplement, c'était une prise de contact physique avec des matériaux bruts qui, dans l'esprit de la philosophie hermétique, doivent eux aussi retrouver un sens, une direction, par des modifications de structure profonde, à travers une harassante confrontation.

Le vendredi 14 janvier 2000, arrivé à la maison qu'occupait Filostène dans la région de Gedinne vers les onze heures, et lorsque le soleil est parvenu au méridien (véritable avec équation du temps comprise) le Maître me présenta l'opération, les matériaux en présence, et les instruments pour opérer.

Il s'agissait de fragments de stibine et de galène, répartis dans une proportion de 3,5 à 1 (pour ce qui est du poids) en présence de graviers de calibres variés (granulomérie d'une échelle entre 1 et 60) et à réduire en plusieurs étapes à l'état de tous petits cailloux au diamètre ne dépassant plus le demi millimètre.

La première partie consista à concasser au marteau (mailloche d'un bois extrêmement dur) les fragments pour en diminuer la taille en prime approche.
Les cristaux rompus, la deuxième étape est, comme prévisible, le broyage à cru et à froid, au pilon de bronze, phase qui ne dure que quelques minutes.

Ensuite commence la phase la plus importante et donc forcément la plus éprouvante.
Muni d'un tamis circulaire, comparable à celui des orpailleurs, que nous pouvons évidemment corréler au " van " des chercheurs ou des agriculteurs, nous avons mélangé les fragments de stibine et de galène déjà réduits en petits cailloux, avec les graviers et une quantité de sable du Rhin (utilisé en construction) le tout animé d'un mouvement rotatoire par les bras ouverts pendant des périodes de 6 minutes. De légers temps de repos et puis continuer et celà pendant à peu près six heures en tout !

Un filtrage à l'eau de source pour trier les minéraux des matériaux abrasifs puis la reprise du même processus.

Ce travail fera sourire le lecteur, mais un des points essentiels est que la fatigue des matières (parallèle à celle de l'opérateur) s'inscrive dans un double mouvement : celui des matières "promenées" circulairement et celui des sphères célestes sur lequel il faut donner les paramètres.

Ce jour là, la quadrature du premier quartier de lune de l'hiver commençant intervient vers la mi journée. Les heures de travail s'insèrent ainsi dans une phase d'affirmation du cycle de la lunaison, entre le premier quartier et vers la pleine lune.

Les matières sont donc ainsi progressivement affinées avant toute intervention des deux éléments transformateurs : EAU et FEU.

La phase suivante, sept jours plus tard, consista à chaufffer légèrement les deux sulfures jusqu'à 70 ° C en les ayant mélangé avec de l'eau de source.

N'a t'on pas fait assez remarquer en alchimie, l'importance vitale de la qualité des eaux utilisées, surtout à notre époque d'intense pollution ?

Il y a trois types d'eaux susceptibles de nous intéresser : les eaux célestes, l'eau pluviale, les eaux de source. 
Le travail des deux premières est des plus ardus actuellement. 
Selon la situation géographique du laboratoire, il faut se méfier des premières eaux pluviales qui interviennent après une phase de sécheresse plus ou moins prolongée. On peut par contre travailler avec une eau tombée en régime de pluie continue, dans les heures qui suivent le début de l'averse.
La filtration est nécessaire.
L'eau céleste qui provient de la condensation nocturne est la plus subtile et la seule sur laquelle les philosophes contemporains ont donné une approche plus ou moins précise...
Sur cette eau, à prendre canoniquement, soit entre fin mars et mi juin, il faut toutefois craindre la présence de pesticides au sol, qui fait dorénavant préférer la récolte en suspension ou en tout cas sans contact avec l'herbe souvent souci de pollution multiple.

L'eau de source, dont celle qui se trouvait à moins de trois cents mètres du laboratoire de Filostène peut servir d'exemple de très bonne qualité, est une excellente réplique au problème de filtration.
Il sera indispensable de déterminer les cations minéraux présents parce que leurs affinités avec les grands frères minéraux vont aider ou freiner la véritable "ouverture" du cheminement des opérations proprement dite.

Nous venons, de manière très peu voilée, de vous parler d'un début de pratique par voie humide, de ce qui sera dans un cycle suivant l'assation réellement réalisée.


Revenons un moment sur ce type de travail face à vous même.

Essayer de passer d'un caillou compact (qui résiste aux frictions mécaniques classiques) à un minéral réduit progressivement à l'état d'une poudre glissante pareille au talc, aura nécessité du temps, de l'énergie motrice répétée avec l'obstination et la sueur indispensable à la fatigue interne. Celle des deux métaux est toute relative pour ces deux protagonistes de l'oeuvre qui se cachent encore avec leurs "dragons" puisqu'encore à l'état de sulfures vulgaires.

ASSATIO

Le travail a repris régulièrement ensuite, de semaine en semaine, vers les phases lunaires, pour ce qui est de la préparation initiale, et puis au second cycle de lunaison (le  12 février 2000 en l'occurence) les ballons de verre avec toujours ce mélange des deux sulfures qui sont cette fois laissés dans leur jus, dans une douce cuisson comparable à celle déjà décrite par Canseliet dans son évocation de la même phase.

Filostène préferait les 50°C aux 40 souvent suggérés. Parcontre, il faisait intervenir un matériau spécifique en guise de nid à savoir une chaux faite de sable et de silice préchauffés et mélangés à de la glaise provenant des environs immédiats de l'eau de source évoquée.

Le cycle de l'assation se poursuivit ainsi jusqu'au 20 mars qui coincidat cette année avec la pleine lune exacte (et donc six jours avant la date de Pâques).

Nous vous laissons quelques temps avant de revenir sur ces prémices opératoires à l'oeuvre en voie humide.
  

  

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Samedi 29 août 2009

En guise de réponse à la question par Mr Etienne B. sur ce blog, voici quelques éléments de réponse, qui nous l'espérons, répondront à l'interrogation bien légitime sur cet authentique Philosophe de notre temps.

SOLAZAREF est le nom du philosophe par le feu (?), né en 1947, sous le patronyme de Daniel Winter. Alsacien de souche, il sera tôt attiré par les sciences de la nature et opte pour des études de physicien.

Après avoir travaillé un temps pour la société Michelin, il prend rapidement la voie d'une authentique quête de la vraie science, attiré par les auteurs du corpus alchimique, et bien sûr, lit les livres de Fulcanelli et Canseliet, les phares français de l'alchimie contemporaine.

C'est au milieu des années soixante que cette mutation du scientifique classique à l'apprenti philosophe se produit. Au début de la décennie suivante, il a déjà trouvé son Maître en la personne d'un Caucasien de souche exilé en Alsace, qu'il dénomme pieusement N. et dont nous savons que le patronyme est celui de Nadiéjdovitch. Celui-ci gravitait dans la sphère familiale de Solazaref et serait un des rares représentants de la filiation Brève du nom d'une voie extrêmement exigeante, pratiquant les hautes températures et des procédés alchimiques inédits, dont l'accumulation énergétique des fluides liés aux orages.

Après avoir été initié à cette voie en Alsace même, il part  s'installer en Auvergne, accompagné de quelques disciples, déjà attirés par la liberté d'allure et de pensée du jeune Maître, dont l'auteur de ces lignes ne peut s'empêcher de penser que l'on peut établir un certain parallèle avec le grand PARACELSE (Philippe Auréole Théophraste BOMBAST von HOHENHEIM né en 1493 et mort assasinné le 24 septembre 1541 retrouvé à l'aube au pied des remparts de la ville de Salzbourg).....

Daniel Winter regroupe en Auvergne des compagnons en une association des arts industrieux traditionnels dont le but est de ressusciter les arts et techniques liés au mode de vie traditionnel, dont le monde occidental industrialisé s'est furieusement éloigné. L'activité la plus connue des disciples d'Hermès, dans laquelle s'illustrent les compagnons de Pierre D'HOUCHES (pseudo choisi dans un premier temps par SOLAZAREF) est la résurrection de la poterie traditionnelle créant dans un premier temps, les instruments les plus idoines aux voies de l'alchimie, les voies sèche et humide, la spagyrie et la voie brève, sorte de Quadrivium des ustensiles de la pratique par le feu.

Au début de la décennie quatre-vingt, Pierre D'HOUCHES se fait connaître à la librairie la Table d'Emeraude à Paris, suite à la demande de Bernard RENAUD de la FAVERIE, par ailleurs éditeur de la revue créée par Jean LAPLACE, la TOURBE DES PHILOSOPHES, d'articles évoquant la pratique alchimique d'une part et de renseignements concernant la poterie proposée par ses ateliers.

Lorsqu'à la fin du printemps nous avons acquis le n°18 de la TOURBE des Philosophes (1er trimestre 1982) et ouvert en page 4 titré : l'Adieu, écrit par Bernard RENAUD de la FAVERIE, notre coeur s'est mis à pleurer ! Eugène CANSELIET venait de s'éteindre le samedi 17 avril à Savignies.
Lorsque six jours plus tard, le Philosophe par le feu, réputé et honoré, rejoignait sa dernière demeure, il était porté par Pierre D'HOUCHES et un compagnon, qui avaient été appelés aux soins de la dépouille selon les procédés de momification recueillis depuis l'antique Egypte, par Isabelle CANSELIET, une des trois filles du Maître de Savignies.

Dans son numéro 19, la TOURBE des PHILOSOPHES accueille un premier article cosigné par Pierre D'HOUCHES et un de ses compagnons d'alors Roger BEAULIEU "Litterae Custodium" qui après avoir mis les choses au point sur la situation de l'après CANSELIET, alors toute imprégnée du respect dû au grand père des Alchimistes français contemporains, donnait déjà de nombreuses indications pratiques autour de l'athanor et de sa construction matérielle.

 

Dans les exposés des articles suivants, des conseils se succèdent jusqu'au dernier  signant la fin de la collaboration de Pierre D'HOUCHES à la revue de Bernard RENAUD de la FAVERIE, dans le numéro 23 (2°trimestre 1983), signé par le seul Pierre D'HOUCHES et procédant par voie de questions et réponses reflet de la rencontre de novembre 82 précédant (voir ci-contre).





Les adieux sont cordiaux, et il ne semble pas que Pierre D'HOUCHES était alors en désaccord avec le milieu qui gravite autour de la Table d'Emeraude.

C'est dans le courant de l'année 1983 que la métamorphose s'opéra.
D'une part, Pierre D'HOUCHES devient SOLAZAREF, d'autre part, le milieu artistique ésotérique prend ses distances avec la Filiation Solazaref , comme s'intitulera le groupement des disciples et compagnons de Daniel WINTER.

En 1984, paraît un des livres essentiels de SOLAZAREF : INTROITUS AD PHILOSOPHORUM LAPIDEM paru chez l'auteur et distribué hors commerce, par contact direct avec la filiation.






Cet important et copieux ouvrage met au point par degrés progressifs, les travaux d'Hercule nécessaires pour renoncer aux travers de l'égo omniprésent à notre époque, et donne de nombreuses et précieuses indications pratiques surtout cantonnés à la voie sèche et à la préparation des adjuvants nutritifs préparés selon l'Art.... Ce texte est aussi constellé de dissertations socio-politiques qui dénotent un mélange de remise en cause radicale des acquits d e la société contemporaine et un positionnement qui peut être assimilé à de l'extrême droite. Le philosophe s'est ici mué en combattant armé, persuadé d'une invasion soviétique prochaine et d'une subversion brutale du mode de vie par les agents du communisme assimilé aux méthodes staliniennes.

En 1985, à la Saint-Jean d'été, paraît un fascicule encore destiné à aider les praticiens de la voie sèche : " L'assation Philosophique en voie sèche".




Durant ces deux dernières années, la Filiation Solazaref se produit ponctuellement dans des lieux tels que le château de Dampierre sur Boutonne, la brillante exposition consacrée à l'Alchimie organisée par le Crédit Communal de Belgique (actuelle banque DEXIA) à Bruxelles et qui montre outre de nombreux manuscrits prestigieux prêtés à cet effet par les meilleurs bibliothèques d'Europe, le matériel des ateliers Pierre D'HOUCHES.

C'est lors de la belle et émouvante conférence tenue dans le cadre de cette exposition que nous avons eu la chance de voir et entendre SOLAZAREF et les principaux disciples de la filiation en janvier 1985.

Voici ce qui résultât de notre première prise de contact avec ce groupement philosophique. 







V.T. désigne une des disciples les plus anciennes et les plus proches de SOLAZAREF.

Nous avons eu le privilège de déjeuner avec SOLAZAREF à la fin mai 1985.
En compagnie de la "délégation belge", ce déjeuner nous est resté en mémoire, y compris par le fait que SOLAZAREF portait un revolver à sa ceinture, qu'il dégainât pour ponctuer son exposé sur la menace physique permanente ressentie à cause de ses positions hardies, tant dans le milieu ésotérique que dans le domaine politique....

La nécessité de s'initier au port d'armes, à la pratique du tir, comme pour préparer la guerrilla, la résistance armée, me convainquit de délaisser cette compagnie, attirante par son offre de dévoiler nombre d'éléments de la pratique alchimique, repoussante par ses intentions de s'ériger en milice privée en temps de paix....

Dans un document intitulé " La caravane passe III" daté de janvier 1986, la filiation SOLAZAREF précise : ".... Maintenant, nous avons l'extrême douleur de vous faire part qu'un attentat a été commis sur la personne du Maître.
Le 12 novembre dernier (1985), Solazaref fut victime d'une agression à main armée. Lâchement, quatre individus lui tendirent un guet-apens et firent feu sur lui au pistolet automatique et au pistolet mitrailleur. Il riposta avec la dextérité qu'on lui connaît, et par l'infinie bonté
de la Vierge, il ne fut que blessé. En comparaison de la puissance de feu qui s'abattit sur lui, le fait qu'il soit sauf relève du miracle. Grâce à sa prévoyance, il put mettre hors d'état de nuire ses adversaires."
"Nous décidons de nous désintéresser complètement du milieu dit ésotérique, qui est pourri jusque dans ses racines....Jamais, nous ne nous
compromettrons avec les sectes, qui sont à l'origine de cet attentat.
Aujourd'hui, toutes les polices sont à la recherche des malfaiteurs, par force.
Nous, nous leur disons ceci : il est inutile de tenter d'abattre Solazaref. Déjà, toutes les dispositions sont prises quant à la transmission de son héritage.

En outre, il est bon de préciser présentement que nous ne riposterons pas, bien que nous en ayons la possibilité et l'extrême facilité. Chez nous, il est des frères experts, qui ne feraient qu'un feu de paille des agresseurs.
Que les choses soient nettes : le maître a toujours prôné le combat à l'image de la Chevalerie, c'est à dire pour Notre-Dame et exclusivement pour Elle.
Il nous a donné l'ordre, que nous suivons car il est très vrai, de ne pas céder à la violence. En aucun cas venger cet acte ne constituerait un acte chevaleresque, parce qu'il touche une personne, et non une divinité. Nous nous battrons toujours pour la gloire de Marie, mais jamais pour l'homme, aussi grand soit-il. On a voulu supprimer l'Adepte de ce temps : c'est trop tard, il a déjà semé la graine."





De ce texte, vous trouvez ci-dessous la dernière page.






Il faut aussi signaler la parution des trois numéros de la Tempête Chymique dont vous trouvez ci-dessous le prospectus de lancement.




En 1985, Solazaref et sa filiation publie encore deux brochures éditées par la maison d'édition propre à la filiation dont les titres sont :
" La Vérité interdite, Eléments d'initiation à la connaissance alchimique traditionnelle"  et
" Notions sur l'éveil à la sexualité traditionnelle occidentale" Aux amoureux de Science Teilhède, 63460 Combronde.

Entre 1986 et 1988, la filiation Solazaref se fait alors plus discrète.... Jusqu'à ce que le plus radical des ouvrages ne soit publié.





En mars 1988, " LES BÛCHERS DU XXè SIECLE " de 244 pages plus les tables, se consacrent à une véritable mise à néant des milieux ésotériques, et l'alchimie au sein de ceux-ci n'est pas en reste !
CANSELIET Eugène : " Homme très humble qui a beaucoup écrit en Alchimie depuis cinquante ans. Être tellement humble, qu'il fut la proie d'une ténébreuse machination ourdie par la Franc-Maçonnerie qui l'utilisa comme une prostituée." !!!! La suite de la notice consacrée au Maître de Savignies est du même acabit, étayant l'image d'un "naif" trompé par ses Maîtres !!!!!

FULCANELLI : " nom propre inconnu du dictionnaire". " - dans les sectes : un des plus grands adeptes de tous les temps." " - dans la réalité : "adepte" en alchimie qui sort d'on ne sait où, que personne n'a vraiment connu, qui n'a jamais parlé de ses maîtres et qui est devenu par la pression médiatique des sectes une sorte de mage qui paralyse complètement le paysage alchimique contemporain. Il n'a jamais existé en tant qu'adepte devant le public comme tous les vrais alchimistes. Nanti d'une fortune personnelle, il s'est servi d'Eugène Canseliet pour publier ce qui passe pour être ses ouvrages.
En fait,
parachuté par la franc-maçonnerie internationale pour assainir définitivement le corpus alchimique au profit des maçons, Fulcanelli est considéré dans tout le milieu ésotérique comme l'adepte irréfutable et devant lequel tout le monde est à plat ventre." !!!!!!!!!!!!!!!!

Nous pourrions multiplier à souhait les citations de ce brûlot par excellence.

Et tournons la page, vous laissant à vos réflexions.


Dans la même année, en écho à cette sulfureuse publication, plusieurs journaux publient des colonnes consacrées à la "secte des alchimistes auvergnats".

En exemple, voyez les pages consacrées par Libération le vendredi 26 août 1988. Toute une série de témoignages sont versés à charge de ces alchimistes en treillis et Harley-Davidson.  Caricature ou reflet réel ?







En 1989, dans son opuscule, du nettoyage des écuries d'Augias, la filiation fait écho de deux procès intentés par la filiation de Roger CARO qui s'est portée partie civile, se sentant infâmée par les propos des Bûchers, et d'autre part, par les filles d'Eugène CANSELIET et en particulier par Isabelle CANSELIET en mémoire de leur père, pour les termes décrits plus haut dans notre article, et en particulier pour Dame Isabelle, décrite comme vénale et incapable d'oeuvrer au laboratoire.
Dans les deux cas, des condamnations furent prononcées par le tribunal compétent, à la charge de l'auteur SOLAZAREF.
L'opuscule de la filiation reprend ensuite le chemin des dénonciations multiples, dont Patrick RIVIERE (auteur que vous connaissez sûrement) et Jean LAPLACE font encore les frais.












En 1993, la Filiation et son Maître se rendent aux Etats-Unis, pour une conférence exposition aux Nations Unies à New-York.

Plus sereinement, la filiation entame vers cette époque une encyclopédie nommée "SOMME HERMETIQUE" dont déjà les premiers volumes ont été publiés ( les deux tomes de l'INTROITUS déjà évoqué plus haut ), et dont le debut des années quatre-vingts-dix vont voir une parution partielle. La somme prévoit treize tomes comprenant parfois plusieurs volumes.

En 1995, SOLAZAREF se retire définitivement du monde profane, restant disponible pour quelques fidèles (devenus rares) les trahisons s'étant multipliées entre 1985 et 1995.

Voici ce qui peut être une esquisse de biographie, forcément très incomplète de ce qui a été un des phénomènes les plus marquants en Alchimie en cette fin de vingtième siècle.

J'espère que vous aurez ainsi une idée plus précise des divers aspects recouvrant l'étrange personnage connu sous le nom de SOLAZAREF.

Bien à vous tous.

POST SCRIPTUM :

Devant les témoignages dont les lecteurs ont pu apercevoir des exemples dans les commentaires postés par deux personnes différentes, nous devrions envisager soit de rectifier soit de modifier une partie du texte rédigé que vous venez de lire.

Dans l'attente de données concrètes, je laisse actuellement le contenu du présent article quasi inchangé.

Si les données qui devraient me parvenir prochainement rendent une modification ultérieure inéluctable, nous agirons en conséquence et conformément à la nécessité d'approcher la vérité quelle quelle qu'elle soit, pour la plus correcte informations des amis de l'Alchimie.

AVIS  AUX  LECTEURS :

Par ces lignes que vous venez de parcourir, nous avons développé l'information sur Solazaref telle que nous l'avions vécue ou récoltée sans tenir ni de cette voie ni d'une voie adverse.

Deux témoignages sont venus infirmer une partie de ce qui est rédigé ci-dessus.
Le premier, une confession brûlante, faite il y a 14 ans déjà, et provenant d'une personne très proche autrefois de Solazaref, décrit en termes de souffrance et d'injures, les ravages exercés sur la vie et l'entourage de cette Dame, ainsi que les turpitudes vécues auprès d'un Maître autrefois adulé, exécré alors...
Nous pourrions en donner de larges extraits, commenter les passages qui nous semblent les plus significatifs et se livrer ainsi à une polémique qui désormais se conjuguerait au passé.
Pour répondre à votre curiosité, légitime, sachez en résumé, que d'après cette personne (dont nous respectons la douleur d'alors, comme son silence depuis) Solazaref a dupé tout son entourage, que son initiation alchimique se résume essentiellement à sa proximité avec le vrai philosophe par le feu (qui désire comme de toujours rester dans l'ombre) qu'est Roger BOURGUIGNON, cotoyé à l'époque qui précéda le décès d'Eugène CANSELIET. Son maître du Caucase serait une pure invention, son attentat (comme il appert des pièces de la Police à l'époque) fut simulé, son invitation aux Nations Unies en 1993, une comédie de plus à une théâtralisation intégrale de l'Adepte prétendu venir sauver les pauvres aspirants alchimistes....
Un second témoignage, essentiellement verbal, fait écho à d'autres contacts informels, et relate l'aspect étrange de l'aventurier Daniel WINTER : il est un Arlequin ayant pris ses désirs pour des réalités,ayant su s'entourer de personnes qui ont réellement cherché la lumière à travers le dédale des textes alchimiques, et de savants expérimentés discrets et subjugués par le charisme du personnage.

Celui-ci, reconnaissons-le tout de même, a fait connaître de nombreuses expériences qui sont autant de petites perles, recueillies ou réellement vécues, Dieu seul le sait,et qui peuvent parfois aider et suggérer des recherches dans la longue vie des alchimistes.....

Sans esprit de polémique, refermons maintenant définitivement cette page et vous souhaitons bon vent.... philosophique.



 


  






- Publié dans : symbolisme hermétisme
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