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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 23:06

Pour une fois c'est promis, nous allons faire court ! 

 

Dans une lettre, prochainement en notre possession, et à laquelle nous avons fait déjà allusion, il est question de plusieurs personnes qui ont gravité autour du grand Fulcanelli.

 

Nous avons évoqué Grasset d'Orcet et un lecteur du blog, Salilus pour ne pas le nommer, nous a résumé les liens qui peuvent baliser une approche plus profonde de l'oeuvre et la personnalité de l'ami de Fulcanelli.

 

Dans la lettre, outre qu'elle servira à l'éclaircissement de la génèse complexe du Mystère des Cathédrales, nous avons lu un passage bien précis, qui parle d'un ami de Raymond Roussel et de ses sept hippocampes !

 

Le nom de cet ami avéré de l'écrivain, poète, homme de lettres français, nous a surpris.

 

Il s'agit de Vincent de Campagna !

 

blason-Champagne.jpg


 

Uber Campagna pourrait ainsi se rapporter à un autre personnage, totalement obscur et inconnu actuellement, qui a en croire notre source écrite, est pour quelque chose dans les liens entre l'écrivain fortuné (et infortuné selon la gloire du monde) Raymond Roussel et l'alchimie.

 

Richard Khaitzine voit clair lorsqu'il écrit dans un commentaire sur la notice de wikipedia consacrée à Roussel, qu'il faut voir dans Locus Solus le roman clé de l'oeuvre de ce dernier.

Khaitzine précise en outre l'importance de l'alchimie signalée par André Breton dans Fronton Virage (1948) lequel pointe du doigt aussi la Poussière de Soleils et l'Etoile au front, comme oeuvres secondes mais articulées autour du Locus Solus.

 

Le lecteur tenace de ces oeuvres difficiles sera alors édifié d'apprendre qu'Eugène Canseliet a disposé dans sa seconde édition des Deux Logis Alchimiques, une série de mots et de propos destinés à souligner l'importance de Raymond Roussel dans la " galaxie Fulcanelli ". (voir Fulcanelli exhumé dans le chapitre consacré à Eugène Canseliet)

Enfin, pour en revenir à Campagna, nous avons été à la fois surpris et ravi d'apprendre qu'il existe un autre document qui exhume ce fantôme de l'ombre des êtres disparus.

En effet, un exemplaire de la Poussière de Soleils dédicacé par son auteur à Vincent de Campagna est actuellement en vente dans le catalogue de la librairie des Argonautes au prix de 2000 euros ! (lot 427)

La dédicace est ainsi libellée : " Et de ces millions de Soleils, chacun est le pivot de quelque univers ! "

Nous avons ainsi une confirmation extérieure du contenu de notre source qui parle bien d'un curieux ami de Raymond Roussel.

 

Roussel-poussiere-soleils_0002.jpg

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commentaires

Richard Khaitzine 13/11/2011 19:05


A propos de Vincent de Campagna... JUsqu'à présent nous n'avions pas de lien très direct avec R. Roussel, hormis une dédicace passe-partout. Je suis en mesure de vous dire que les 2 hommes furent
intimes. Le nom de Campagna figure dans le carnet d'adresses de Roussel avec deux adresses:
78 av. de Wagram - Pris 8e et la Risière Thibouville Nassandres - Eure
Amitiés


Filostène 15/11/2011 08:45



Bonjour Richard,


votre collaboration est évidemment très précieuse pour tous les lecteurs de ce blog !


Voilà donc ce que j'espérais sans pouvoir avancer comme vous le faites, des précisions dignes de notre ami Walter Grosse qui a l'oeil ubicumque !!!


Oui, leur relation peut être qualifiée d'intime au point de pouvoir d'emblée préciser qu'elle est aussi ancienne, puisqu'il est question de Vincent de Campagna dans la seconde lettre parvenue cet
été en ma possession. 


Et afin que nul ne l'ignore dorénavant, cet agent de liaison avec le milieu des mines d'Amérique du Sud écrivait aussi à ses heures. Raymond Roussel lui doit l'origine de la présence des fameuses
hippocampes dans le corps de son roman Locus Solus !


En effet, la lettre de Pierre Dujols adressée à Raymond Roussel  précise en fin de missive :


" Je vous renvoie avec le présent courrier, l'intéressant récit des Sept Hippocampes et remerciez bien Mr Vincent de Campagna à ce sujet."


Il s'agit bien de Vincent de Campagna et non de Julien Champagne, également cité dans cette lettre, à propos des illustrations sur  " un livre traitant des motifs lapidaires des cathédrales
et autres demeures......" .


Voilà, vous aurez eu, mon cher Richard, la primeur d'un petit extrait de cette seconde lettre.


Merci encore pour toute lumière qui permette d'en savoir plus sur ce "nouveau venu" dans l'ensemble de la Galaxie Fulcanelli.


Tiens Richard, à propos de Raymond Roussel, une petite question : ne pensez-vous pas que Raymond Roussel a rencontré Jules Verne en 1899, par l'entremise de Fulcanelli, qui lui avait confié des
notes à mettre en forme au moment du début de sa grande dépression nerveuse, soit deux ans auparavant ? 


Bien à vous et à bientôt


 


 



Walter Grosse 24/05/2011 21:07


Cher ami,

D'après les renseignements de Salilus, le capitaliste Vincent de Campagna a investi en actions dans la compagnie Diamantina (d'une ville brésilienne de l'État de Minas Gerais), 56, rue Provence, à
Paris,pour l'exploration des mines de diamants, d'or et d'autres minéraux. Vincent de Campagna a souscrit l'action nº 250 dans la valeur de 25.000 (francs?).

Amicalement, W.Grosse


Filostène 24/05/2011 21:14



Cher ami Walter,


comme d'habitude, vous êtes trop fort !  Comment voulez-vous encore garder des secrets avec des Sherlock Holmes comme vous ? !!!


Merci mille fois. Voilà qui est bien curieux : un Campagna qui investit dans les minerais et les pierres précieuses.... Il serait aussi intéressant de voir d'où lui vient la fortune qui ne
demande qu'à s'investir.


Etait-il, comme Raymond Roussel, un riche héritier ou bien la fortune acquise ? Allez savoir.


Toujours est-il qu'il est nommé dans une certaine lettre écrite à Raymond Roussel.


A suivre donc,


Filostène


 



Richard Khaitzine 24/05/2011 11:12


Bonjour Filostène,
Merci et noté.Si Je continue mes investigations relatives à Jobert ce n'est nullement parce que je focalise sur le personnage. Il se trouve que je dispose également d'éléments le liant fortement à
Roussel et à Champagne. Suite à la publication d'une photo d'Henriette Roggers que j'ai transmise hier, Archer a posé d'intéressantes questions. Outre que la femme de Claude Farrère fut bien le
modèle de Champagne, il faut savoir que Farrère était un ami de Pierre Louÿs et de Pierre Loti, ce dernier admiré par Roussel jusqu'à ce qu'une brouille (?) intervienne et motive qu'il affuble "son
grand homme d'oreilles d'âne après avoir rayé sa photo (N° spécial Roussel de la BN).Les liens entre Henriette et Roussel consiste en quelques noms: Lugné-Poe, le théâtre des Champs Elysées
(appartenant à Pierre Lafitte ( éditeur de Leblanc, Leroux et directeur de Je Sais Tout)
DAns toute cette "histoire" il semble exister une date pivot 1894... malheureusement l'agenda de Madame Roussel concernant cette année manque dans le fond de la BN.
Et puisque nous en sommes à échanger ouvertement nos informations, en voici quelques une jamais relevé. Roussel semble avoir souffert d'une aphonie et il fut sans doute soigné par l'inventeur du
laryngoscope, lequel n'était autre que le frère de la Malibran et de Pauline Garcia épouse de Louis Viardot (directeur de la Revue Indépendante ayant succédé à Georges Sand et Pierre Leroux, Félix
Fénéon et Edouard Dujardin (admirateur et ami de Roussel). Les époux Viardot - comme Bizet et sa femme- possédaient une maison à Bougival. Locus solus devait se nommer primitivement "quelques
heures à Bougival". L'épouse de Bizet n'était autre que Geneviève Straus qui tenait un important salon littéraire accueillant pratiquement les mêmes personnalités que ceux de Mme Roussel et de son
amie Madeleine Lemaire. Le croisement des informations relatives à ces différents salons est une mine de renseignements que je "creuse" actuellement. On y découvre des noms intéressants dont
Claudius Popelin - amant de la princesse Mathilde (Bonaparte) dont on sait qu'il fut le traducteur du Songe de Poliphile. En revanche, ce qui se sait moins, c'est qu'il traduisit une oeuvre de
Monseigneur Alberti (mentor de Laurent le Magnifique) et probablement véritable auteur du "Songe" et surtout du Piccolpassi...
Bien Cordialement
Richard


Richard Khaitzine 23/05/2011 13:23


BOnjour filostène et bonjour à tous,
Je vais répondre sans détours.Locus solus - qui au demeurant a fortement inspiré le film d'animation japonais "Ghost in the Shell" met en scène des "réfrigérés" à qui Canterel redonne vie. Dans
Locus, il est également question de l'aqua micans, de diamant, etc.
Que découvrons-nous dans le 13e? La rue Cantagrel,la rue de la Glacière, la rue des cinq diamants et l'avenue de la soeur Rosalie où demeura - après avoir quitté la rue de Vaugirard - le citoyen
Dousson dit Jobert. On comprend mieux l'émoi de Roussel après la bourde du comédien Morton.
Une question me taraude. Si je détiens la clé majeure des "Nouvelles impressions..." je m'interroge depuis longtemps sur la raison d'être des 59 gravures de ZO. Il est évident que les situations
reproduites à la demande de Roussel servirent de canevas commun aux oeuvres de Jarry, Roussel, Leblanc et Leroux et peut-être Willy. Par conséquent Roussel n'aurait fait que formaliser ces éléments
du canevas ayant servi à "angler" toutes ces oeuvres. En extrapolant, ces 59 dessins ne renverraient-ils pas à 59 personnes? La question peut surprendre mais mérite à mon sens d'être formulée.
Bien à vous
Richard


24/05/2011 10:31



Bonjour Richard,


et bien, je suis bien incapable de répondre aux questions que vous vous posez au sujet des dessins ! 


Quant à la rue de la Glacière, personnellement elle ne m'intéressait que dans son rapport avec les habitants du numéro 24, à savoir Pierre et Marie Curie, qui y ont résidé lors de leurs plus
réputées découvertes. Et comme il se fait que Fulcanelli connaissait et Pierre et son frère aîné Jacques, et d'assez près, je pensais plutôt à cette direction qu'à votre Dr Jobert, qui
décidemment vous tient bien à coeur.


Donc, désolé de ne pas pouvoir vous éclairer davantage dans cette direction. Vous restez le maître de ces sujets et pour ma part,


 


je donne ma langue...... au Chat .....Noir bien entendu !


Bien cordialement


Filostène


 



Salilus 22/05/2011 22:27


Le texte intégral (en portugais) se trouve sur :
http://www6.senado.gov.br/legislacao/ListaTextoIntegral.action?id=44653

Il faut lire "rue Nouvelle" à Paris...