Partager l'article ! L'autre versant du blason du Mystère des Cathédrales: Pour une fois c'est promis, nous allons faire court ! Da ...
Pour une fois c'est promis, nous allons faire court !
Dans une lettre, prochainement en notre possession, et à laquelle nous avons fait déjà allusion, il est question de plusieurs personnes qui ont gravité autour du grand Fulcanelli.
Nous avons évoqué Grasset d'Orcet et un lecteur du blog, Salilus pour ne pas le nommer, nous a résumé les liens qui peuvent baliser une approche plus profonde de l'oeuvre et la personnalité de l'ami de Fulcanelli.
Dans la lettre, outre qu'elle servira à l'éclaircissement de la génèse complexe du Mystère des Cathédrales, nous avons lu un passage bien précis, qui parle d'un ami de Raymond Roussel et de ses sept hippocampes !
Le nom de cet ami avéré de l'écrivain, poète, homme de lettres français, nous a surpris.
Il s'agit de Vincent de Campagna !
Uber Campagna pourrait ainsi se rapporter à un autre personnage, totalement obscur et inconnu actuellement, qui a en croire notre source écrite, est pour quelque chose dans les liens entre l'écrivain fortuné (et infortuné selon la gloire du monde) Raymond Roussel et l'alchimie.
Richard Khaitzine voit clair lorsqu'il écrit dans un commentaire sur la notice de wikipedia consacrée à Roussel, qu'il faut voir dans Locus Solus le roman clé de l'oeuvre de ce dernier.
Khaitzine précise en outre l'importance de l'alchimie signalée par André Breton dans Fronton Virage (1948) lequel pointe du doigt aussi la Poussière de Soleils et l'Etoile au front, comme oeuvres secondes mais articulées autour du Locus Solus.
Le lecteur tenace de ces oeuvres difficiles sera alors édifié d'apprendre qu'Eugène Canseliet a disposé dans sa seconde édition des Deux Logis Alchimiques, une série de mots et de propos destinés à souligner l'importance de Raymond Roussel dans la " galaxie Fulcanelli ". (voir Fulcanelli exhumé dans le chapitre consacré à Eugène Canseliet)
Enfin, pour en revenir à Campagna, nous avons été à la fois surpris et ravi d'apprendre qu'il existe un autre document qui exhume ce fantôme de l'ombre des êtres disparus.
En effet, un exemplaire de la Poussière de Soleils dédicacé par son auteur à Vincent de Campagna est actuellement en vente dans le catalogue de la librairie des Argonautes au prix de 2000 euros ! (lot 427)
La dédicace est ainsi libellée : " Et de ces millions de Soleils, chacun est le pivot de quelque univers ! "
Nous avons ainsi une confirmation extérieure du contenu de notre source qui parle bien d'un curieux ami de Raymond Roussel.

Et hop ! décidément, Filostène possède des ressources insoupçonnées pour nous révéler et dé-couvrir tout le microcosme fulcanélien !
Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
Oui, Grasset D'Orcet,Raymond Roussel, Juien Champagne, Madame Erlanger, Eugène Canseliet...autant de personnalités étonnantes, qui, je le crois, possédaient plus d'un tour dans leur sac !
Avec comme pivot central : Fulcanelli ?
Bravo encore pour votre générosité.
Laurent
Que de découvertes faites par Walter et Vous-même depuis que j'avais émis l'hypothèse de la rue de Marseille à Paris.Je ne puis nier que les éléments concernant Paul Decoeur sont extrêmement troublants et à plus d'un titre. Je pressens que nous ne sommes pas les uns et les autres au bout de nos surprises.Les informations sortent de plus en plus vite. Ainsi je viens d'apprendre relativement récemment que la seconde épouse de René Schwaeblé était la fille du Docteur Doyen et qu'il l'avait épousée en 1906.
Autre découverte intéressante. Avez-vous connaissance d'un personnage décédé en 1852: Edmé Champion. Après avoir fait fortune, ce personnage devint un philanthrope connu sous le nom de "Petit Manteau bleu" appellation qui s'appliqua par la suite aux autres philanthropes... Cette histoire de "manteau bleu" ne résonne-t-elle pas étrangement?
Travaillant actuellement à un livre concernant Raymond Roussel, je reprends mes investigations à la base, notamment en croisant les noms des personnalités de l'époque ayant fréquenté chez Miss Barney, et dans les salons littéraires, notamment ceux de la princesse Mathilde, de Madame Roussel et de son amie Madeleine Lemaire. Je relis également l'Oeuvre de Roussel comme tout ce que l'on a écrit sur lui et, là également, je découvre des choses troublantes, étonnantes, sur lesquelles j'étais passé. Si j'ai trouvé deux "passerelles" directes entre Roussel et Gaston Leroux, je n'ai encore rien découvert qui soit relatif à Paul Decoeur, mais je ne puis exclure que ce nom soit désigné implicitement, comme celui d'Alphonse Jobert, par Roussel. Il serait amusant qu'un Volcan Solaire voisine avec un Volcan ou Vulcain Lunaire... Toujours est-il que tout ceci est enthousiasmant. Bien à vous.
Richard
Bonjour Richard,
merci pour votre post. Il est indéniable que vous avez ouvert une piste qui mène de l'entourage du vrai Fulcanelli (pas Champagne !) à Raymond Roussel.
Il est juste dommage d'avoir tellement déprécié Eugène Canseliet. C'est de lui et de nul autre que proviennent les indications qui ont servi de base au travail de Walter Grosse. Mes prédécesseurs ont quant à eux, eu vent de toute l'affaire. Je n'ai donc personellement aucun mérite dans tout celà ! Je suis que leur secrétaire. Et à force de dégrossir tous les éléments disponibles, j'ai fini par y voir un peu plus clair.
Comme il est dommage que vous n'ayez pu venir en débattre au colloque Fulcanelli. L'état d'esprit y était excellent. Votre absence et celle des proches de la famille Canseliet sont les seuls regrets que nous ayons éprouvés.
Il est temps pour qu'un dialogue empreint de respect, mais sans cirage de chaussures ni hypocrisie, soit instauré avant qu'il ne soit trop tard. Ceci afin que les étudiants qui viennent à l'alchimie puissent avoir de nouvelles cartes en main.
Vous êtes, par vos longues recherches, idéalement placé pour éclairer de nombreux points du Paris littéraire, artistique, ésotérique de la fin XIXème début XXème siècle. Vos livres sont déjà des références et suscitent la réflexion.
Donc, ce n'est qu'assez récemment (lors de la lecture précise de la lettre qui sera acquise cette semaine prochaine, et dont le contenu étonnera autant que celle déjà publiée) que je me suis persuadé de l'importance de Raymond Roussel dans la génèse du Mystère des Cathédrales. Et de l'apport de ce Vincent de Campagna, totalement inconnu, mais dont le nom saute au visage du lecteur habitué au Mystère des Cathédrales et pour cause !
Je vous laisse donc tout à vos travaux en signalant que vous pourriez idéalement avoir des renseignements de tout premier ordre auprès de Walter Grosse qui m'étonnera toujours dans les accès documentaires inégalables dont il dispose. Et cela tant à propos du Dr Jobert que toute autre personne qui pourrait nous apporter des précisions.
Quant à Edmé Champion, oui je connais ce nom, cité dans un compte rendu (encore inédit ) relatif aux " frères de l'unité " comme se nommaient les ésotéristes parisiens de la période de Louis-Philippe et dont l'alchimie, la Kabbale, la spagyrie étaient les centres d'intérêts....
Je n'ai pas cité le nom de Champion parce qu'il est seulement nommé comme proche de Arcade d'Orient Vial et de ses amis philanthropes de la période 1830-1850, dans les notes de Samuel (qui avait ramassé les éléments d'une vaste enquête sur les filiations en France à la fin du XIXè ), de surcroit, sous le simple lgogryphe de Champ.e. ce qui me ramène à d'autres Champagnes, ou de Campagna.... Vous voyez, tout cela demande une foule de précisions pour éviter les .... pataquès ! Le bijoutier devenu philantrope est une personnalité parisienne intéressante, certes.
Bien cordialement Richard et bonne continuation
Bien amicalement
En outre, René Schwaeblé était, en effet, marié avec Marguerite Doyen, fille du Dr Doyen. Le mariage a eu lieu à Paris 16e en 1906 et elle est décédée un an plus tard (1907), âgée de 22 ans. À son tour, Alphonse Dousson, dit Jobert, aurait travaillé pour un certain Ferninand de Lesseps !!!
Alphonse Dousson est né le 17 décembre 1852... Volcan, professeur ès sciences de Raymond Roussel était âgé de quelques 60 ans... Par conséquent, si Dousson était Volcan, alors il n'était son professeur qu'après 1912 (1852 + 60 = 1912)... En cette année-là, Roussel avait déjà 35 ans !!!
Volcan lunatique ?
Merci Walter,
et bien, certes, il serait intéressant qu'un dialogue s'établisse entre vous et Richard Khaitzine sur ces points précis.
Il est clair que Vulcain Solaire désigne Paul Decoeur, et que celui-ci n'était pas nommé tel quel dans le milieu. Les deux rares documents qui référencent nettement l'identité de l'alchimiste, nommé ensuite Fulcanelli (après la première guerre mondiale), permettent d'établir cette identité / identification.
Quant à la dénomination de " volcan lunatique ", à ma connaissance, elle n'est pas fondée, à moins que d'autres documents ne l'établisse un jour.
Vulcain Lunatique renvoie aux auteurs classiques, le Mutus Liber et Limojon par exemple....
Tout en admettant le bien fondé de vos découvertes, je suis dans l'obligation d'attirer votre attention sur divers points.Quelque chose "cloche" concernant Jobert. En dépit de l'état civil le faisant naître en 1852, les photos que nous possédons de lui posent un problème. Celle publiée dans la revue du monde occulte nous le montre "noir comme un espagnol" selon la formule de Roussel et avec une "raie blanche" (cf. "Le Haut de la figure de Roussel". Mais plus intéressant sont les 2 clichés publiés par "Je sais tout" en 1905 et en particulier celle qui se trouve en début d'article. L'Homme photographié est indéniablement âgé de plus de 60 ans. Ce qui bien sûr est étrange compte-tenu de ce que nous savons de sa date de naissance. Je ne m'explique pas ce fait, je constate simplement...
Autre point, concernant "Le Vulcain ou Volcan lunatique" ( puisque ces termes étymologiquement parlant sont des équivalents)il est irréfutable qu'ils sont fortement suggérés par Roussel.L'expression Vulcain lunatique est mentionnée en toutes lettres dans l'index des "Fulcanelli" et est largement expliquée dans le texte. Sans ce "Vulcain lunatique pas d'Oeuvre puisqu'il s'agit de l'arcane le plus jalousement gardé des "Philosophes": le Feu secret. Je vous laisse en tirer les conclusions qui s'imposent.
D'autre part personne ne semble s'être aperçu que l'Oeuvre théâtrale de Roussel tourne autour des revues et du théâtre qui appartenaient à Pierre Lafitte directeur des éditions du même nom et de Je Sais tout!
Enfin, il conviendrait de mieux regarder la seconde photo de cette revue et de la rapprocher de certains clichés de Champagne...
Bien cordialement
Richard
Bonjour Richard,
nous prenons bonne note de vos observations. Sans esprit de contradiction pointu, disons que Vulcain solaire n'est pas forcément Vulcain lunatique, ni Volcan tout court. Le rayonnement lunaire polarisé peut-être un adjuvant mais il n'entre pas au coeur du processus d'animation du Feu Secret, interne à l'Oeuvre et n'intervient que par mode de comparaison. Cela dit, restons ouvert aux suggestions de ces dénominations familières des auteurs réputés.
La semaine de début juin nous permettra de mieux nous faire comprendre sur le sujet des rapports entre Raymond Roussel et l'univers de Fulcanelli. Avec à l'appui, de nouveaux documents éclairants.
A bientôt donc et encore merci pour votre écoute,
Filostène jr
Il n'y a pas de problème, nous sommes entre gens respectueux des autres et de leur avis. "C'est notre feu secret, appelé Vulcain Lunatique par l'auteur de... etc " Les Dem. Tome 1 - P.442. Cet "initiateur" exprime le principe de coagulation. Si l'on préfère l'allégorie chrétienne c'est le Messie, esprit divin, incarné, l'Initié ou Cathare. Or si l'auteur des demeures se réfère aux Parfaits c'est en raison du Baptême de Feu ou d'Esprit.
Je n'assimile pas le Vulcain lunatique et le Vulcain Solaire. J'établis bien la distinction. Dans les pays nordiques, Thor est une image suggestive de ce Vulcain Lunatique, avec son casque à cornes et son maillet. Je souligne que le langage populaire désigne parfois la Lune par l'expression "Marteau de Thor".Pour ce que j'en sais, toute génération s'ébauche dans l'obscurité et sous influence lunaire, ce n'est qu'alors que la chaleur solaire assure le relais.Sans Marie réceptacle de l'ESprit Saint...pas de Messie.Les "Fulcanelli" abordent ce point me semble-t-il Vulcain Lunatique. Locus solus se montre très précis et encore plus un incident s'étant produit lors des répétitions théâtrales. Un comédien, s'étant trompé, appela Canterel (Cantarel, dans la pièce) Cantagrel. Ce lapsus émut fort Roussel. Car il suffit de rapprocher ses "réfrigérés" de la "Glacière" et de la rue Cantagrel, pour savoir à qui il entendait faire allusion. Il y a là matière à avancer encore plus.
En tous cas, merci pour cet échange.
Richard
Bonjour Filostène Jr
Il n'y a pas de problème, nous sommes entre gens respectueux des autres et de leur avis. "C'est notre feu secret, appelé Vulcain Lunatique par l'auteur de... etc " Les Dem. Tome 1 - P.442. Cet "initiateur" exprime le principe de coagulation. Si l'on préfère l'allégorie chrétienne c'est le Messie, esprit divin, incarné, l'Initié ou Cathare. Or si l'auteur des demeures se réfère aux Parfaits c'est en raison du Baptême de Feu ou d'Esprit.
Je n'assimile pas le Vulcain lunatique et le Vulcain Solaire. J'établis bien la distinction. Dans les pays nordiques, Thor est une image suggestive de ce Vulcain Lunatique, avec son casque à cornes et son maillet. Je souligne que le langage populaire désigne parfois la Lune par l'expression "Marteau de Thor".Pour ce que j'en sais, toute génération s'ébauche dans l'obscurité et sous influence lunaire, ce n'est qu'alors que la chaleur solaire assure le relais.Sans Marie réceptacle de l'ESprit Saint...pas de Messie.Les "Fulcanelli" abordent ce point me semble-t-il.Sous la plume de Roussel, Volcan est bien "désigné" - implicitement comme Vulcain Lunatique. Locus solus se montre très précis et encore plus dans l'adaptation. Un incident s'était produit lors des répétitions théâtrales. Un comédien, s'étant trompé, appela Canterel (Cantarel, dans la pièce) Cantagrel. Ce lapsus émut fort Roussel. Car il suffit de rapprocher ses "réfrigérés" de la "Glacière" et de la rue Cantagrel, pour savoir à qui il entendait faire allusion. Il y a là matière à avancer encore plus.
En tous cas, merci pour cet échange.
Richard
Merci à vous aussi Richard, de nous faire partager vos découvertes, et ses prolongements tant vers l'oeuvre que vers les personnages de lune-i-vert de Fulcanel- li.
Pouvez-vous nous rappeler où trouver ces "réfrigérés" et les infos ésotériques sur les habitants de la rue Cantagrel ? Merci d'avance.
Cordialement en Hermès,
Filostène
Une information qui pourra peut-être être exploitée par notre ami Walter :
Dans le "Coleção das leis, Volume 1, Imprensa Nacional, Brazil, 1902 dont un extrait est disponible sur Google Books, on trouve une référence à un certain "Vincent de Campagna, capitalista, 5, rue Xouvelle, Pariz 18"
A voir sur http://books.google.fr/books?id=bMNPAAAAMAAJ&q=Vincent+de+Campagna&dq=Vincent+de+Campagna&hl=fr&ei=Dm_ZTZ36JsSg-waLrN2fDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CE0Q6AEwBw
Un bout de fil à suivre ?...
Merci à vous Salilus,
voici en effet déjà une indication : le niveau social de Vincent de Campagna semble être élevé puisqu'il est mentionné comme " capitaliste " et donc aussi peut-être actif dans des entreprises.
Seul Walter Grosse pourra en effet nous tirer beaucoup plus. Pour ma part, d'ici quelques semaines, j'en saurai sans doute beaucoup plus sur son lien avec Roussel.
Encore merci pour ce coup de pouce bien appréciable, Salilus.
Cordialement
http://www6.senado.gov.br/legislacao/ListaTextoIntegral.action?id=44653
Il faut lire "rue Nouvelle" à Paris...
Je vais répondre sans détours.Locus solus - qui au demeurant a fortement inspiré le film d'animation japonais "Ghost in the Shell" met en scène des "réfrigérés" à qui Canterel redonne vie. Dans Locus, il est également question de l'aqua micans, de diamant, etc.
Que découvrons-nous dans le 13e? La rue Cantagrel,la rue de la Glacière, la rue des cinq diamants et l'avenue de la soeur Rosalie où demeura - après avoir quitté la rue de Vaugirard - le citoyen Dousson dit Jobert. On comprend mieux l'émoi de Roussel après la bourde du comédien Morton.
Une question me taraude. Si je détiens la clé majeure des "Nouvelles impressions..." je m'interroge depuis longtemps sur la raison d'être des 59 gravures de ZO. Il est évident que les situations reproduites à la demande de Roussel servirent de canevas commun aux oeuvres de Jarry, Roussel, Leblanc et Leroux et peut-être Willy. Par conséquent Roussel n'aurait fait que formaliser ces éléments du canevas ayant servi à "angler" toutes ces oeuvres. En extrapolant, ces 59 dessins ne renverraient-ils pas à 59 personnes? La question peut surprendre mais mérite à mon sens d'être formulée.
Bien à vous
Richard
Bonjour Richard,
et bien, je suis bien incapable de répondre aux questions que vous vous posez au sujet des dessins !
Quant à la rue de la Glacière, personnellement elle ne m'intéressait que dans son rapport avec les habitants du numéro 24, à savoir Pierre et Marie Curie, qui y ont résidé lors de leurs plus réputées découvertes. Et comme il se fait que Fulcanelli connaissait et Pierre et son frère aîné Jacques, et d'assez près, je pensais plutôt à cette direction qu'à votre Dr Jobert, qui décidemment vous tient bien à coeur.
Donc, désolé de ne pas pouvoir vous éclairer davantage dans cette direction. Vous restez le maître de ces sujets et pour ma part,
je donne ma langue...... au Chat .....Noir bien entendu !
Bien cordialement
Filostène
Merci et noté.Si Je continue mes investigations relatives à Jobert ce n'est nullement parce que je focalise sur le personnage. Il se trouve que je dispose également d'éléments le liant fortement à Roussel et à Champagne. Suite à la publication d'une photo d'Henriette Roggers que j'ai transmise hier, Archer a posé d'intéressantes questions. Outre que la femme de Claude Farrère fut bien le modèle de Champagne, il faut savoir que Farrère était un ami de Pierre Louÿs et de Pierre Loti, ce dernier admiré par Roussel jusqu'à ce qu'une brouille (?) intervienne et motive qu'il affuble "son grand homme d'oreilles d'âne après avoir rayé sa photo (N° spécial Roussel de la BN).Les liens entre Henriette et Roussel consiste en quelques noms: Lugné-Poe, le théâtre des Champs Elysées (appartenant à Pierre Lafitte ( éditeur de Leblanc, Leroux et directeur de Je Sais Tout)
DAns toute cette "histoire" il semble exister une date pivot 1894... malheureusement l'agenda de Madame Roussel concernant cette année manque dans le fond de la BN.
Et puisque nous en sommes à échanger ouvertement nos informations, en voici quelques une jamais relevé. Roussel semble avoir souffert d'une aphonie et il fut sans doute soigné par l'inventeur du laryngoscope, lequel n'était autre que le frère de la Malibran et de Pauline Garcia épouse de Louis Viardot (directeur de la Revue Indépendante ayant succédé à Georges Sand et Pierre Leroux, Félix Fénéon et Edouard Dujardin (admirateur et ami de Roussel). Les époux Viardot - comme Bizet et sa femme- possédaient une maison à Bougival. Locus solus devait se nommer primitivement "quelques heures à Bougival". L'épouse de Bizet n'était autre que Geneviève Straus qui tenait un important salon littéraire accueillant pratiquement les mêmes personnalités que ceux de Mme Roussel et de son amie Madeleine Lemaire. Le croisement des informations relatives à ces différents salons est une mine de renseignements que je "creuse" actuellement. On y découvre des noms intéressants dont Claudius Popelin - amant de la princesse Mathilde (Bonaparte) dont on sait qu'il fut le traducteur du Songe de Poliphile. En revanche, ce qui se sait moins, c'est qu'il traduisit une oeuvre de Monseigneur Alberti (mentor de Laurent le Magnifique) et probablement véritable auteur du "Songe" et surtout du Piccolpassi...
Bien Cordialement
Richard
D'après les renseignements de Salilus, le capitaliste Vincent de Campagna a investi en actions dans la compagnie Diamantina (d'une ville brésilienne de l'État de Minas Gerais), 56, rue Provence, à Paris,pour l'exploration des mines de diamants, d'or et d'autres minéraux. Vincent de Campagna a souscrit l'action nº 250 dans la valeur de 25.000 (francs?).
Amicalement, W.Grosse
Cher ami Walter,
comme d'habitude, vous êtes trop fort ! Comment voulez-vous encore garder des secrets avec des Sherlock Holmes comme vous ? !!!
Merci mille fois. Voilà qui est bien curieux : un Campagna qui investit dans les minerais et les pierres précieuses.... Il serait aussi intéressant de voir d'où lui vient la fortune qui ne demande qu'à s'investir.
Etait-il, comme Raymond Roussel, un riche héritier ou bien la fortune acquise ? Allez savoir.
Toujours est-il qu'il est nommé dans une certaine lettre écrite à Raymond Roussel.
A suivre donc,
Filostène
78 av. de Wagram - Pris 8e et la Risière Thibouville Nassandres - Eure
Amitiés
Bonjour Richard,
votre collaboration est évidemment très précieuse pour tous les lecteurs de ce blog !
Voilà donc ce que j'espérais sans pouvoir avancer comme vous le faites, des précisions dignes de notre ami Walter Grosse qui a l'oeil ubicumque !!!
Oui, leur relation peut être qualifiée d'intime au point de pouvoir d'emblée préciser qu'elle est aussi ancienne, puisqu'il est question de Vincent de Campagna dans la seconde lettre parvenue cet été en ma possession.
Et afin que nul ne l'ignore dorénavant, cet agent de liaison avec le milieu des mines d'Amérique du Sud écrivait aussi à ses heures. Raymond Roussel lui doit l'origine de la présence des fameuses hippocampes dans le corps de son roman Locus Solus !
En effet, la lettre de Pierre Dujols adressée à Raymond Roussel précise en fin de missive :
" Je vous renvoie avec le présent courrier, l'intéressant récit des Sept Hippocampes et remerciez bien Mr Vincent de Campagna à ce sujet."
Il s'agit bien de Vincent de Campagna et non de Julien Champagne, également cité dans cette lettre, à propos des illustrations sur " un livre traitant des motifs lapidaires des cathédrales et autres demeures......" .
Voilà, vous aurez eu, mon cher Richard, la primeur d'un petit extrait de cette seconde lettre.
Merci encore pour toute lumière qui permette d'en savoir plus sur ce "nouveau venu" dans l'ensemble de la Galaxie Fulcanelli.
Tiens Richard, à propos de Raymond Roussel, une petite question : ne pensez-vous pas que Raymond Roussel a rencontré Jules Verne en 1899, par l'entremise de Fulcanelli, qui lui avait confié des notes à mettre en forme au moment du début de sa grande dépression nerveuse, soit deux ans auparavant ?
Bien à vous et à bientôt