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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 10:17

PREAMBULE

C'est à nouveau, sous la direction de notre Maître Filostène, et par sa volonté renouvelée tout récemment, il y a deux jours (solaires), que nous présentons de manière philosophique un débat sur les acteurs contemporains (XXè siècle) de l'Alchimie française.

Nous regrettons de devoir d'avance décliner d'affronter toute polémique, critique, opposition documentée, autres témoins péremptoires qui pourraient nous contredire. Quitte à passer pour un heureux imbécile, nous avancerons dans ce témoignage, comme tous les Initiés qui nous ont précédés, devant notre Juge suprême : la pesée des âmes devant Osiris s'effectuera dans le silence de la tombe.

Dernier avertissement de ce préambule.
Nous étions dans l'obligation d'achever les points soulevés concernant l'énigme FULCANELLI, et de venir en appui à la mémoire d'Eugène CANSELIET, dont le souvenir est terni à un tel point par des auteurs divers, et même des amis ou puissants acteurs de la scène ésotérique, qui n'hésitent plus à le traiter de menteur, et ainsi d'effacer le souvenir de la correction, de la droitesse et de l'humilité qui caractérisaient cet alchimiste parfois nommé le "terroriste de Savignies" comme Jésus fut traité ironiquement de Roi des Juifs le jour de son calvaire.

Nous donnerons dans cet avant-dernier article un éclairage sur les notions à connaître sur l'Adeptat, dont l'obtention de la Pierre dénote l'ouverture du chemin sur lequel s'engagent les Elus de Dieu...

Pardonnez-nous d'avance le ton si sérieux mais les mises aux points résonnent toujours tels des Jours de Colère que ces jours-là.....

Que DIEU NOUS AIDE TOUS EN CE SIECLE ULTIME........


PREMIERE  PARTIE  : L'ENIGME  FULCANELLI.

Il existe une ligne de démarcation très claire dans l'interprétation qui peut être faite de l'énigme Fulcanelli.
De cette ligne, découle un postulat : ou bien Eugène CANSELIET (1899-1982) a apporté un éclairage correct, prudent, limité mais completé dans les dernières années de sa vie dans ses alchimiques mémoires, sur la personnalité authentique de FULCANELLI (1839-1925) ou bien, il protège un mythe fabriqué de toutes pièces.

En faveur de la première thèse, les défenseurs de la probité et de la dignité d'Eugène CANSELIET, il y a de nos jours de moins en moins d'acteurs de la scène ésotérique qui soutiennent encore la validité du témoignage de celui qui n'a pas hésité dès 1926 à publier les oeuvres de son Maître en s'intitulant disciple de FULCANELLI.

En faveur de la seconde, il y a aujourd'hui une légion de plus en plus nombreuse, qui récuse l'authenticité de ce qui a été affirmé par Canseliet.
L'article dans la Tour Saint Jacques de Robert AMBELAIN en 1962, ouvrit ainsi une ère d'incertitude qui n'a depuis lors cessé de s'étendre, ce qui eut pour conséquence de voir apparaître des affirmations de plus en plus variées quant à l'identité du mystérieux auteur du Mystère des Cathédrales et des Demeures Philosophales.
Dans son livre, bien documenté et bien argumenté, Madame Geneviève DUBOIS, ( " Fulcanelli dévoilé" chez Dervy en 1996, 216 pp. ) propose la solution suivante.

 

FULCANELLI serait un auteur fictif rassemblant les apports d'au moins trois personnes, bien réelles, qui seraient : Pierre DUJOLS de Valois (1862-1926), René SCHWALLER DE LUBICZ (1887-1961) et Jean Julien CHAMPAGNE (1877-1932).

 

Ce livre bien passionnant, fourmillant par ailleurs d'informations les plus variées sur les personnes connues et inconnues du gotha ésotérique du XXè siècle, présente Eugène CANSELIET,en conséquence, comme un simple gardien du Mythe élaboré sous l'égide de son ancien ami l'artiste et l'alchimiste Jean Julien CHAMPAGNE. Au-delà du décès de ce dernier, Eugène CANSELIET aurait ensuite alimenté la légende, au lieu de l'élucider et de faire la lumière sur la génèse exacte de ces manuscrits, si célèbres depuis, et aurait tû le rôle exact des protagonistes de l'énigme FULCANELLI.

 

Depuis 1982, date de décès d'Eugène CANSELIET, des thèses variées ont ponctué le débat proposant diverses élucidations. Nous renvoyons nos lecteurs, qui connaissent bien le sujet, aux moteurs de recherches divers, et aux livres qui ont fait références afin de voir l'étendue prodigieuse qu'a pris le mythe FULCANELLI.

 

Nous proposons de placer le livre récent de Jean ARTERO sur une étagère à part ! Publié en juin 2008, c'est le premier livre sur l'énigme qui présente hors de toute polémique, les thèses et les identifications possibles sous l'angle d'un débat interne et très documenté.

De Jean ARTERO, le lecteur ne pourra tirer le renseignement tranchant et définitif. L'auteur n'a pas eu en effet, l'outrecuidance d'imposer sa vision de la personne cachée sous le nomen mysticum !

 

Parcontre, le lecteur pourra être reconnaissant à l'auteur d'avoir sauvegardé la dimension exacte de la personnalité de FULCANELLI en évoquant soit à travers ses oeuvres, soit à travers ses relations et contacts avérés, celui qui aurait ainsi vécu selon les faits et pratiqué victorieusement l'Alchimie pratique au début du XXè siècle.

 

Et de cette dimension, hors normes, nous en venons au point exact du témoignage voulu par notre Père, et dont nous soumettons à la lecture les conclusions et l'argumentaire ad hoc.

 

 

FULCANELLI  ET LES  DE  LESSEPS

 

A l'époque de l'adeptat de FULCANELLI, et malgré la consigne du silence nécessaire, M. DAVID ( alchimiste né à Constantinople en 1881 et disparu en Belgique dans les années soixante, Grec yévaniste c'est à dire hébraiste ) se trouvait résider à Paris et avait servi de traducteur auprès de la communauté de Paray-le-Monial en tant que Kabbaliste, Juif et Grec oriental peu de temps auparavant, lorsqu'il entendit parler de l'adeptat récent d'un habitant de la ville lumière. 

En habitant Paris, le Baron de SARACHAGA le recommanda auprès de Pierre DUJOLS de Valois, et M. DAVID entendit parler en 1909 de : Vulcain Solaire, un Ami de DUJOLS, qui avait eu en cette année là  l'immense privilège d'achever le Grand Oeuvre. Auprès de DUJOLS, il fit aussi connaissance de Jean Julien CHAMPAGNE, artiste et hermétiste de talent, qui servait d'agent de collecte tous azimuts pour Pierre DUJOLS, sur des sujets tels que les hiéroglyphes sculptés sur les demeures patriciennes, dans les châteaux et les cathédrales.
M. DAVID servit un court moment (en 1911) de secrétaire et d'agent de Pierre DUJOLS au moment où l'état de santé de celui-ci vint à s'aggraver. Il y eut à ce moment le plus grand désordre dans les papiers du génial libraire et érudit. Ce flottement, qui ne dura que quelques mois, permit à DAVID de servir plus intimement et être utile, alors que dans le même moment, CHAMPAGNE prenait ses distances, reprenant aussi une certaine quantité de notes rédigées de la main de Pierre DUJOLS, provenant de ce dernier mais aussi de renseignements récoltés par René SCHWALLER de LUBICZ, par un jeune ami du libraire nommé Henri COTTON, d'autres amis encore...
En guise de remerciement, en décembre 1911, M.DAVID, reçut de Pierre DUJOLS une lettre adressée et écrite par Pierre DUJOLS à FULCANELLI , et portant témoignage de l'adeptat de ce dernier.
Cette lettre à l'état originel, était un double de la lettre parvenue à son destinataire. Cette lettre portait les mentions de visa diplomatique indispensables à son bon acheminement, d'un citoyen français à un ressortissant du personnel diplomatique en poste à Paris. 

Nous n'avons pas pour consigne de publier ici le double scanné de cette correspondance qui porte la véritable identité de FULCANELLI. Nous avons déposé cette pièce dans un coffre bancaire ! Il est donc inutile de venir nous cambrioler, comme Pierre et son frère Antoine DUJOLS eurent à le vivre à propos des preuves de leur lignage royal.
Ajoutons encore, que mis en possession de cette pièce depuis un peu moins de deux ans, nous avons demandé de faire vérifier par un ancien membre de l'ambassade de Belgique en poste autrefois à Hambourg, si l'on pouvait retrouver dans les archives de l'ambassade concernée une trace de l'identité et du décès officiel de ce réputé FULCANELLI. La réponse nous est parvenue fin du mois dernier et est positive.

Dans cette correspondance, DUJOLS félicite FULCANELLI et lui rappelle le maître en pratique alchimique commun qu'ils eurent trente ans plus tôt, dans la Bretagne des années 1880....

Cette lettre est datée du 11 avril 1911.

S'étonnera t'on de reconnaître ainsi le lignage philosophique commun entre l'érudit libraire et le savant effacé volontairement mais vivant au sein d'un vivier de relations à l'échelle internationale, sans mécène connu.... Et pour cause !
Rappelons que la famille patricienne la "gens" DE LESSEPS (gens au sens romain du terme) connaissait par les rameaux les plus divers de la science, de la littérature et de l'art, tant de personnalités aujourd'hui réputées par l'excellence de leur activité ou production.

Nous avons distillé par nos articles précédents et leurs commentaires assez de renseignements pour permettre au lecteur attentif de se faire une idée assez précise. Toutefois, pour la raison que vous devinerez, nous laisserons aussi l'identité civile de FULCANELLI dans l'ombre, COMME FULCANELLI L'A DEMANDE AUTREFOIS, ET EXIGE LE RESPECT DE TOUS EN TOUT TEMPS !


EN FAVEUR  D'EUGENE CANSELIET

De notre témoignage, il en découle un grand corollaire. Ce qu'a dit Eugène CANSELIET, par ses écrits, de son Maître est pour nous, parfaitement exact !

Ce que le Maître de Savignies a tu sur le rôle exact de Jean Julien CHAMPAGNE dans la génèse des livres est aujourd'hui dévoilé dans sa plus grande largeur.
Nous voulons dire ceci : oui, le Mystère et les Demeures ont bien fait l'objet d'une écriture collective. Les sujets et la démonstration spécifiquement alchimique proviennent du vrai FULCANELLI. L'idée de prendre les cathédrales puis les demeures comme fils conducteurs des ouvrages, revient à CHAMPAGNE, lequel a été alimenté par DUJOLS et accessoirement par SCHWALLER de LUBICZ, dans un flux de notes, parfois remontant aux années 1890 (fonds DUJOLS largement pillé dès 1911).

De ceci, Eugène CANSELIET était parfaitement au courant, et donc, s'est tu par respect de la consigne du silence sur les deux points : l'Adepte et ses livres. Il reçut les manuscrits quasi finis, les réécrivit ensuite, et la publication fut initié par CHAMPAGNE et par CANSELIET ( l'épisode du contact avec SCHEMIT le libraire-éditeur des Fulcanellis fut sans doute plus vraiment raconté par AMBELAIN que par lui).

Le Maître de SAVIGNIES respecta toujours cette consigne, et effaca rapidement les traces d'un CHAMPAGNE alchimiste pour éviter la confusion définitive avec l'Adepte.
D'autre part, il prit fait et cause, parfois de manière indéfendable, pour des opinions mal étayées de Jean Julien CHAMPAGNE, qui se trouvent dans les deux livres si célèbres de son Maître. C'est donc sciemment en porte à faux, que le Disciple Eugène CANSELIET poursuivit coûte que coûte l'argumentation telle que nous l'avons dénoncée dans la description de la sculpture de Saint-Marcel.

D'autres erreurs ont entaché le magnifique témoignage des oeuvres parues sous le nom de FULCANELLI, mais quoiqu'il en soit, l'essentiel de ces livres forme un magnifique écrin pour la pérennité de l'Alchimie, dont il faut rendre à Eugène CANSELIET l'hommage qui lui revient. D'avoir ainsi maintenu l'étendard de l'Alchimie opérative dans une période peu encline à la favoriser reste méritoire pour tous nos contemporains. L'engouement que provoqua son témoignage si ancré dans une connaissance profonde et une érudition pointilleuse, reste méritoire.

 

IN MEMORIAM  EUGENE CANSELIET  : QUE VOTRE AME SOIT DONC RESPECTEE ET QUE VOTRE REPOS NE SOIT PLUS TROUBLE.


ADEPTAT 

La lignée française poursuit sa transmission, et nous espérons avoir montré qu'il n'y a pas matière à confondre les deux rameaux issus de Maîtres authentiques, tels que le furent FULCANELLI et Eugène CANSELIET, ou Pierre DUJOLS et Henri COTTON-ALVART, puis Henri La CROIX-HAUTE à leur suite.... Et nous laissons la question de déterminer qui poursuit le rameau de Fulcanelli.

Nous voulons maintenant approcher la question de l'Adeptat.

La possession du Don de Dieu aussi connu sous la dénomination actuelle de Pierre Philosophale et ancienne de Pierre des Philosophes, propulse définitivement l'Homme sur une nouvelle marche de l'Escalier des Sages.

Après les années de travail, de doutes, vient le temps des certitudes. L'approche de cet état permanent se fait parfois à la fin de la vie, parfois dans la maturité même.

Pour notre Maître, en possession de la Pierre depuis 1976, l'Adeptat se déroule en deux phases de vie. Une première, lors des premières années, est très perturbatrice, et est souvent génératrice d'accidents. Les déjouer demande aux Adeptes une prudence incommensurable. Déjouer les pièges de l'esprit négateur n'est pas donné à tous. Le COSMOPOLITE en 1603, vécut à ses dépens, un enfer sur terre, dans son corps de chair.
Au lieu de se dissimuler, il fut missionné et apporta en Europe Continentale les preuves de l'efficience de la Pierre.
Mais il savait, en tant qu'Adepte, que mourir dans la chair n'est pas un échec absolu. C'est même une possibilité supplémentaire offerte par la Providence !

Car le merveilleux de l'Etat d'Adepte c'est de pouvoir, tel le Christ, renaître de ses cendres ! Phoenix vivant, il peut apparaître et disparaître selon l'Esprit Saint et se manifester dans la réalité comme dans les rêves des simples mortels.
Il s'agit alors d'Adeptat en corps de Gloire. Cet état est celui qui a été décrit et vécu par Eugène CANSELIET au contact de FULCANELLI en Espagne en 1952 ou 54, et aurait été revécu dans la première moitié de la décennie soixante.

Telle est notre Foi. En le Christ la vérité. En Saint-Jean, le disciple que Jésus aimait, les témoignages d'une part en son Evangile, de l'autre en sa Vision à Patmos, vision et révélation d'Apocalypse.

Il y a actuellement sur Terre, dix Adeptes en leur corps de Chair, et plusieurs autres, en corps de Gloire. 

Que Dieu nous vienne en aide, devant cette vérité qui fera toujours scandale et remous dans le coeur des hommes.

Nous cloturerons définitivement par un dernier volet sur la Science Médullaire d'Alchimie.

En guise de salut, un petit classement de nos auteurs classiques préférés.
C'est personnel et n'engage que Filostène junior !

Aux amis d'Alchimie, je préconise de lire et relire incessament les auteurs suivants : 

L'Entrée fermée au Palais Fermé du Roi de Philalèthe ;
Les 12 clefs de la Philosophie  de Basile Valentin ;
Summa perfectionis magisterii de Geber (latin) ; 
La Table d'Emeraude d'Hermès Trismégiste ;
Les extraits conservés de Zozime de Panapolis ;
Le Grand Rosaire d'Arnaud de Villeneuve ;
Atalanta Fugiens de Michael Maier ;

dans les modernes  (de l'ère du Verseau soit après 1770) :

le Grand Oeuvre dévoilé de Coutan (1775)
Hermès Dévoilé de Cyliani (1832)
Clefs des Oeuvres de Saint Jean et de Michel de Notredame par M.A.de Nantes (1872)
Les Deux Lumières de Henri Cotton-Alvart (1996)

Ensuite, pour l'aspect culturel et pour l'approche de toutes les disciplines qui puisent leur source en l'Alchimie :

Le Mystère des Cathédrales et les Demeures Philosophales de Fulcanelli (1926 et 1930) en tout premier lieu suivi de près par les cinq oeuvres majeures d'Eugène Canseliet : Les deux logis alchimiques (1945) ; Alchimie (1964) ;
Le Livre Muet et son livre d'images (1967) ; l'Alchimie expliquée sur ses textes classiques (1972) ; Trois anciens traités d'alchimie (1975).

Puis, tout ce que vous aurez envie de lire, découvrir et aimer.

Salutations en Hermès à tous.




 

 

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commentaires

Lauren t 29/11/2009 20:32


Bonsoir à tous...

Tout est dit, et bien dit.

Laurent.