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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 14:39

L'alchimie de nos jours est redevenue, comme souvent, une contrée ressemblant à une île où de moins en moins de chercheurs abordent de façon résolue quant au choix des sources (textes) et des initiateurs (pratique).

Il y a maintenant presque trente ans, l'alchimie d'expression française était sous l'enchantement d'un Maître qui a oeuvré depuis 1945 à faire connaître tant les écrits de son Maître, FULCANELLI (1839 - ?), que les oeuvres qui forment ce qui est convenu d'appeler de nos jours : les classiques de l'alchimie traditionnelle.

 

Eugène CANSELIET (1899-1982) a été le porte-flambeau d'une brillante renaissance des lettres françaises sur l'ésotérisme du Grand Oeuvre, porté qu'il était par le contact prolongé, au sortir de l'adolescence, de son Maître et de Jean Julien CHAMPAGNE (1877-1932). De ce dernier, Eugène CANSELIET n'a pas clarifié toute l'importance qu'il eut dans cette relation, pendant sa jeunesse, avec l'insaisissable FULCANELLI Adepte lequel parvint à concrétiser l'aboutissement du Grand Oeuvre par voie sèche, en suivant l'enseignement de Basile VALENTIN, un auteur si important que l'on compare volontiers son influence à celle de PARACELSE (1493-1541) en Médecine.
En effet, CHAMPAGNE, à travers l'oeuvre et les témoignages d'Eugène CANSELIET, n'apparaît que comme un artiste doué certes, original et fantasque aussi, mais qu'il aît travaillé au fourneau, ah, celà jamais !!!

Or, le blog d'ARCHER, consacré à Jean Julien CHAMPAGNE, depuis trois ans déjà, nous a démontré, et donné quelques exemples concrets à la suite il est vrai, du livre Fulcanelli dévoilé de Geneviève DUBOIS sorti en 1992, que cet artiste était doublé d'un alchimiste passionné, dès ses 17 ans, qui vécut toute sa vie dans l'esprit de la quête de la Pierre philosophale....

 

Pourquoi Eugène CANSELIET a-t'il toujours effacé cet aspect fondamental du personnage ?

 

Dès avant Geneviève DUBOIS, l'ésotériste et Grand Maître Maçon Robert AMBELAIN (1907-1997) avait jeté le trouble dès 1962, dans le numéro IX de la Tour Saint Jacques, revue bien connue des amateurs d'alchimie, en assimilant FULCANELLI à son illustrateur J.J.CHAMPAGNE !

Entrer dans le détail de ses arguments serait trop long, et certains d'entre eux ont été réduits à néant par plus d'un défenseur de la lignée Fulcanelli - Canseliet. Il est néanmoins troublant que CHAMPAGNE se soit, notamment, autorisé à signer et dédicacer Le  Mystère des Cathédrales à deux personnes telles que Jules BOUCHER et René Schwaller de LUBICZ, qui sont surtout ses proches, sans que le vrai FULCANELLI n'ait réagi, ni qu'Eugène CANSELIET ne soit intervenu pour dissiper une confusion....

 

Un alchimiste français véritable et resté presque toute sa vie à l'écarts des remous du monde ésotérique, Henri COTON-ALVART (1894-1987), remettait d'ailleurs la paternité des deux ouvrages Fulcanelliens en doute, en lançant l'affirmation que les textes se rapportant à l'aspect de l'histoire de l'art médiéval provenaient en droite ligne de Pierre DUJOLS (1854-1926) libraire érudit, alchimiste aussi, dont les notes et les fiches auraient été détournées pour fonder une partie de ce que nous lisons dans le Mystère et les Demeures.

 

Beaucoup de petits éléments permettent de douter de l'honnêteté intellectuelle de certains des intervenants au centre de ce qui aujourd'hui est encore un moment clé, voire fondateur d'un mythe, de l'alchimie contemporaine.

 

Aux débuts troubles, puisque l'identité de FULCANELLI reste inconnue, et toutes les hypothèses recèlent leur part d'ombres et de vérités, succède aussi la période troublée de l'après CANSELIET.

 

A l'enterrement du défunt Maître de Savignies, regretté de tous, un personnage phare fait sensation. Il n'était plus tout à fait inconnu des lecteurs de la revue de Jean LAPLACE et de Bernard RENAUD DE LA FAVERIE, la Tourbe des Philosophes, puisque Pierre D'HOUCHES y a rédigé des articles qui cernent divers aspects préparatoires de la pratique concrète des travaux d'alchimie.

 

A cette époque, Pierre D'HOUCHES devient SOLAZAREF, nom d'Adepte ayant obtenu la Pierre Philosophale par une voie alors quasi inconnue, souvent confondue avec la voie sèche, et qu'il a pour mission d'illustrer : la voie brève.

 

Très vite contesté par une série de personnalités de l'hermétisme alchimique, SOLAZAREF étonne, surprend et secoue en quelques mois tout ce que l'on pouvait penser sur l'alchimie à cette heure.

 

De 1982 à 1996, SOLAZAREF va faire connaître sa confrérie alchimique, sa filiation en amont et en aval (d'abord à l'aide de la revue Tempête Chymique qui comptera 3 numéros) et des textes aussi surprenants que parfois inquiétants par la tonalité belliqueuse résolument provocatrice qui le caractérise.

 

Provoquant un reflux des publications alchimiques à caractère artistique et culturel, SOLAZAREF a marqué d'un ton très net la fin d'une époque.

D'autre part, il a été le seul à donner dans ses publications, dont le noyau est rassemblé dans sa Somme Hermétique, autant de renseignements précis, scientifiques, étayés par des citations topiques des auteurs classiques sur la pratique de l'alchimie dans ses quatre voies.....

 

SOLAZAREF est un des deux grands auteurs français en Alchimie contemporaine, qu'il faut avoir lu. On en sort perturbé, mais modifié dans sa vision du travail et en celà il est l'égal de FULCANELLI qui fut aussi un grand initiateur....

 

Le lecteur se demandera en quoi l'auteur de ce texte peut se permettre de prendre ainsi parti et de juger largement de l'histoire de l'alchimie contemporaine ? 

 

L'auteur reprend, très temporairement, le flambeau laissé allumé par son prédecesseur et Maître en pratique alchimique FILOSTENE (1923-2009).

 

A la demande (testamentaire) de FILOSTENE, l'auteur qui doit par sa fidélité reprendre le même nom philosophique, prolongera quelque peu son intervention afin que ce qui devait être exprimé par le défunt, le soit d'après les documents, propos, mises au point et autres enquêtes dont j'ai aujourd'hui le devoir de transmettre le témoignage...

FILOSTENE (nom philosophique dont l'identité civile ne sera pas dévoilée) s'est trouvé des points communs avec les deux grandes personnalités qui ponctuent le XXè siècle alchimique français FULCANELLI et SOLAZAREF  !

Premièrement, les deux auteurs reconnus sont de formation scientifique indiscutable. Deuxièmement, ce sont avant tout, de vrais chercheurs infatiguables, n'ayant que l'objectif de la découverte en tête.
Tous deux, ils délaissent une bonne partie de l'oeuvre littéraire au niveau de leurs disciples ou amis, étant moins désireux de parler, de convaincre, de s'entourer que de travailler inlassablement.

Il y a de celà plusieurs années, alors que je lui montrais un texte de Fulcanelli sur lequel il semblait y avoir contradiction de propos entre l'opinion exprimée en début et en fin de chapitre, et cela quant à un autre auteur alchimique (CAMBRIEL), FILOSTENE me fit la réponse suivante : " Pas étonnant, ce texte est formé de bribes assemblées, de deux personnes différentes, et les conclusions de l'affaire, c'est que le lecteur est persuadé de lire un savant alors qu'il lit ici, les propos d'un artiste et hermétiste ironique, là, les propos d'un compilateur de sources les plus variées !" 
Cette réponse sera le début d'une série de remises en cause de ce que j'avais cru savoir jusqu'alors. A savoir que Le Mystère des Cathédrales avait été écrit en notes directes par Eugène CANSELIET sur les seules indications de FULCANELLI  lui-même et personne d'autre.
FILOSTENE a su (ne me demandez pas comment, je n'ai jamais eu le courage de remettre son opinion en cause !) aussi (et là je pense à COTON - ALVART) que ce texte résulte de notes préparées par FULCANELLI, modifiées ensuite par Jean Julien CHAMPAGNE et réécrites par Eugène CANSELIET qui a suivi les indications des deux auteurs successifs.
Certains paragraphes portent ainsi de brusques changements de tonalité : l'épisode de Saint-Marcel que nous avons évoqué en long et en large en est des plus caractéristiques.. Tout ce qui a une connotation d'histoire de l'art et d'interprétation des auteurs n'est pas toujours de FULCANELLI loin s'en faut et c'est là que se trouve le lièvre : CANSELIET, âgé de 23 ans, enthousiaste, comblé d'être la cheville ouvrière, par ses belles qualités et son éducation excellente, n'a pas demandé de justifications de ce qu'il a rédigé, ni à FULCANELLI, qu'il ne voyait plus au moment de la rédaction (voyez ce qu'il en a dit à plusieurs reprises, notamment dans ses alchimiques mémoires)  ni à Jean Julien CHAMPAGNE qu'il cotoie alors très régulièrement et aux côtés duquel il vivra 7 ans de sa vie (de 1925 à 1932)...

 

Pour FILOSTENE, il est très clair que les notes de FULCANELLI ont été nourries, enrichies, mais aussi modifiées par CHAMPAGNE, qui est intervenu à plusieurs reprises tant sur le texte du Mystère que dans les Demeures.

 

Dans l'esprit de CANSELIET, même s'il y avait un doute,  la correction de son éducation l'a certainement empêché de demander en direct à son Maître des précisions sur les textes à fournir, ceux ci transitant certainement par CHAMPAGNE pour recevoir l'approbation ou les modifications nécessaires.  

  

En résumé, les textes proviennent bien d'un Adepte, du moins pour ce qui concerne la science alchimique et les symboles, leur choix dans les matériaux artistiques évoqués, mais le style, le contenu de nombre de parties des deux livres proviennent de Jean Julien CHAMPAGNE en première ligne, avec ou sans l'aval de l'Adepte, et rédigés sous la main d'Eugène CANSELIET qui a mis en forme les écrits mixtes que nous lisons aujourd'hui et qui reflètent de ci de là l'opinion de CHAMPAGNE et de FULCANELLI.

Lorsque l'on prend un peu de recul, que l'on voit ces deux oeuvres parmi le corpus alchimique, tout ceci évoque l'incertitude des sources, en dehors des éditions successives qui figent un contenu à un point précis de son expression. Les textes reconnus comme des classiques de l'alchimie reflètent tous une parenté terminologique, tous un mélange des apports successifs des Maîtres, tous un même mélange d'auteurs qui se fondent dans ce que l'on nomme la Tradition.

Nous pourrions amplifier nos propos et développer concrètement tout ces aspects de l'alchimie traditionnelle mais nous pensons que nos lecteurs sont habitués à de tels développements et qu'ils connaissent les bons auteurs qui leur permettent de voir plus clair dans tout celà.

 

Nous avons précédemment dit ce que FILOSTENE pensait de l'identité civile de FULCANELLI et il vous dirait que si vous vouliez encore pousser plus loin cette recherche obstinée : " il est totalement inutile de prouver sa filiation : elle a été administrativement rayée des états-civils où elle apparaissait, grâce à des appuis finement utilisés par la famille De LESSEPS".  Voilà, fermons ici ce long chapitre.

 

Si vous avez lu les articles sur Saint-Marcel, vous aurez compris le fond de la pensée de FILOSTENE sur cette branche de l'alchimie française du XXè siècle.

Nous avons intitulé notre article : des voies et des filiations.

Nous venons de voir comment les tenants de la voie sèche dans sa branche française et contemporaine s'est illustrée par les deux auteurs phares : FULCANELLI et Eugène CANSELIET. Cette voie se perpétue actuellement par les vrais disciples de ce dernier à savoir : ATORENE et Roger BOURGUIGNON, Séverin BATFROI et quelques autres discrets, qui sont peu connus des lecteurs férus des publications alchimiques.....

Nous avons aussi nommé la voie brève : les fidèles disciples éprouvés de SOLAZAREF continuent la transmission de cette voie qui est physiquement harassante, exigeante et lorsque vous entendrez prochainement un orage gronder, pensez à ceux de ces disciples qui bravent ces forces electro magnétiques déchaînées afin de capter ces forces naturelles au sein d"un plasma métallique en ignition, et risquent leur vie dans ce type de pratique qui culmine parfois en transmutation directe !  Mais, avis aux amateurs, ce type de voie ne convient évidemment pas à tous les tempéraments.

Les travaux de la médecine spagyrique, passionnants et gratifiants, par leur recherche des huiles essentielles, des quintessences, des êtres des plantes, sont dans une lignée ininterrompue depuis la Renaissance, mais remonte aussi au savoir médiéval ancestral (pensez à Hildegarde VON BINGEN par exemple). Alexander VON BERNUS (1880-1965) a ainsi créé le laboratoire SOLUNA dans l'esprit de continuité des MAVERIC, prédecesseur d'Armand BARBAULT, dont le fils Alexandre poursuit les efforts, et d'autres chercheurs cultivent d'une part la voie sèche et d'autre part la voie spagyrique tels Patrick RIVIERE ou Patrice PARTAMIAN....

Nous avons cité VON BERNUS : c'est effectivement par lui que nous vous suggérons de partir sur les traces de l'iatrochimie. Son livre : " Alchymie und Heilkunst" traduit en français en 1960 (édition Dangles) est une oeuvre qui délivre énormément d"informations sous un style sobre et discret, et dont il faut dire et redire qu'il cache ainsi de nombreuses pistes aux chercheurs qui seraient trop empressés de réussir un tour de main.

La chaîne de transmission médiévale s'est trouvée un apôtre en la personne de PARACELSE, continue avec des alchimistes comme VAN HELMONT, scientifique converti par une transmutation effectuée par un mystérieux missionné (que VON BERNUS suggère être PHILALETHE).  

Enfin, et voici le propos principal de notre article, la fameuse voie humide, faite de préparatifs méticuleux aux noces chymiques, se dresse en exemple des difficultés innombrables pour obtenir le fameux or potable des Anciens, la Pierre transmutatoire des Sages, mais reste celle qui demande une patience à toute épreuve et une discrétion absolue sur ses voies et moyens.

C'est dans cette voie que mon Maître a passé ses soixante années de laboratoire, entouré d'animaux et de forêts, de forces naturelles et de présences étranges dans l'absolue conviction que cette voie apporte la vraie connaissance : celle qui permet de laisser la richesse aux pieds du Christ qui est le vrai amour, dans la position de l'Apôtre Jean....

Cette dernière phrase est dans le style de celles que notre Maître avait coutume d'utiliser dans ses conversations. Pour descendre d'un étage, traduisons donc par : les sels polychrests mis en position de réception (ouverture) des rayonnements ionosphériques, source d'évènements énergétiques décisifs !!!!

Oui, la voie humide comporte des phases passives inédites, faisant des processus lents et entropiques des aimants de la transformation tiède des matières. Elles comportent bien des étapes, dont la clé est : SAVOIR MOURIR et FAIRE MOURIR en suscitant l'action des ferments et des esprits corrupteurs naturels.

En réalité, les quatres voies utilisent des agents (esprits physiques et rayonnements célestes) dont le travail préparatoire est décisif pour la suite des opérations. Des agents rendus "canoniques" sans quoi, l'alchimie présupposée ne reste qu'un mécano physico-chimique rapidement décevant.

Tous les textes classiques, depuis le XIIè siècle, pour la tradition occidentale, depuis le IIè siècle, pour la tradition alexandrine, proposent invariablement ce piège : description d'opérations devenues banales, parce que tous les non-initiés sont incapables de concevoir les "agents" au niveau d'exigence où ils se placent, apparente incohérence des textes dont les contradictions proposent une réflexion en profondeur....


Les voies ont elles un sujet de départ obligé ?

Vaste question.

Souvent, l'amateur d'alchimie, coutumier du vocabulaire et de la symbolique, confond sujet de départ et materia prima. Cette dernière est toujours en vue de la Pierre "finale", de l'Or essensifié, de l' Être de la plante ou autre élaboration nommée Magistère (maîtrise par le procédé et stabilité finale du produit).

Le Sujet de l'Art est en fait, quasi infini !

C'est d'abord l'opérateur lui-même.

Comment le soigner me direz-vous ? Et bien, l'Alchimie dispose dans son grand laboratoire d'une grande variété de remèdes à ses multiples déficiences et déviations dues aux habitudes néfastes, qu'elles soient biologiques, nutritionnelles, psychiques ou spirituelles.

Heureusement, l'approche spagyrique épaulera l'initié qui connaît les opérations préparatoires aux remèdes.
FILOSTENE, investi dans la voie humide, obtenait des êtres de plantes qui mélangées à divers aliments, apportaient  ces correctifs, ces fortifiants, dont la médecine et la phyto classique n'étaient que de vagues imitations.

Donc travailler en Spagyrie est l'adjuvant nécessaire de la longue quête des voies classiques (humide, sèche et brève).

Sujet des Sages : stibine, galène, cinabre, bismuth, "marcassites" des anciens, tous les sujets sont possibles ! Mais pas pour n'importe quel résultat.

Ici commence la double investigation : quelle préparation liminaire leur faire vivre pour les tirer de la torpeur où les a plongé la sortie brutale de la minière dont ils proviennent ? Quels sont les agents qui leur conviennent ?

Dès l'entrée, l'Alchimie requiert des aspirants qu'ils ne réduisent pas paresseusement la taille et l'ampleur des travaux qui les attendent....

A très bientôt.




 

 

 

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Published by Filostène - dans symbolisme hermétisme
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commentaires

Michel 23/12/2011 01:58

Cher Filostene,
en ce qui concerne Solazaref, vous vous trompez complètement, comme je l’ai été moi-même durant 12 ans.
Solazaref ne fut ni un maître, ni un alchimiste, ni un scientifique, ni un philosophe, ni un mystique, ni un religieux.
Par contre, oui, un manipulateur expert, non pas au fourneau mais de la psyché humaine, et doué d’un charisme certain.
Il est actuellement réparateur de motos à Manzat dans le Puy-de-Dôme, s’affublant du nouveau titre de «Chaman de Manzat»…
Si vous le souhaitez, nous pouvons en discuter en privé, car il peut être essentiel pour vous de comprendre en profondeur les rouages de la séduction que vous avez pu ressentir à la lecture des
textes publiés sous son nom.

Filostène 23/12/2011 11:58



Cher Michel,


soyez pleinement rassuré ! J'ai été contacté, il y a plus d'un an et demi déjà, par une personne qui avait des renseignements précis, et rédigés, de surcroît, qui m'ont permis de démythifier
totalement Mr Winter. Mais, sachez-le, je ne suis pas sur le blog dans l'intention d'évaluer la qualité personnelle de ceux qui sont intervenus dans l'hitoire récente de l'alchimie. Loin de moi
l'intention d'attaquer personnellement qui que ce soit. Et donc, j'ai laissé mon article quasi inchangé, atténuant cependant certains passages, à titre de témoignage historique. Sachez-le aussi,
le simple fait de recevoir un impétrant en alchimie, comme je l'étais en 1985, et de dégaîner son arme au cours du repas, m'a, à la minute même, fait comprendre que j'étais dans une mauvaise
pièce de théâtre....


Je plains seulement de tout coeur ceux qui lui sont resté attachés, envers et contre tout bon sens. Et l'ambiance agressive que ce groupe continue à véhiculer, révèle de façon tellement tragique,
combien leur esprit est loin de toute alchimie.


Je profite, pour conclure, de l'occasion que votre post me fournit, pour souhaiter à tous les chrétiens un heureux temps de la Nativité, et à tous les autres, un Nouveau cycle Solaire, profitable
spirituellement.


Merci à vous de votre post, et je reste à votre disposition si vous le souhaitez, en messagerie collective ou privée, si vous le souhaitez.


A bientôt


 



Le Vigilant 08/11/2011 16:08


Merci pour ce partage lumineux,
pourquoi personne ne parle de Patrick Burnsteinas, qui pour moi est dans la filiation Fulcanelli...?
Christian apprenti laboureur de terre sèche...


Filostène 08/05/2012 09:31



Bonjour cher ami de l'alchimie,


mille excuses pour vous répondre tant de temps après votre commentaire ! J'étais en voyage de janvier à début avril 2012 et je remets le nez dans mon blog depuis de nombreuses semaines et je
constate que j'avais omis de vous répondre.


Patrick Burensteinas poursuit en Europe, ou outre - Atlantique, sa mise en partage de l'expérience alchimique. 


Pour l'avoir rencontré dans la grande agitation du colloque fulcanelli de l'an dernier, je conserve l'image d'un homme attentif, souriant, et bien accompagné !


Son exposé, subtantiellement retranscrit dans les actes du colloque disponibles aux éditions de la Pierre Philosophale, a été brillant, et donnait la curieuse impression de pouvoir faire de
l'alchimie en survolant l'état de conscience inhérent à la Langue des Oiseaux !


Ce qui bien entendu est un fabuleux raccourci, stimulant, certes, mais à relativiser.


Ses écrits, sa pratique éclairent la générosité et le talent inhérent à cet orfèvre en alchimie !


Il était donc juste de le saluer à sa juste valeur, celle d'un grand témoin du passage des praticiens expérimentés.


Bien à vous, et  encore désolé pour un tel retard à vous répondre.



Etienne 28/08/2009 21:02

Bonsoir à tous
J'ai entendu parler à plusieurs de Solazaref mais finalement, je sais peu de choses de lui.
Quelqu'un aurait-il une biographie (même sommaire)de ce personnage hors du commun?

Etienne B.

Filostène 29/08/2009 11:34


Bonjour Etienne,

au lieu d'une simple réponse, je vous convie à lire l'article consacré à Solazaref que je publie ce jour à l'occasion de votre question.

Merci à vous


Christian DELEST 14/08/2009 16:19

salut les laboureux...
auriez vous un contact pour Loic Trehedel?
de tout coeur...
Christian

Filos 16/09/2009 14:50


Bonjour Christian,

vous avez posté votre question au moment où je n'étais pas en Europe !

J'ai donc zappé et vous demande de m'en excuser.

Si je trouve quelque chose de concret pour localiser Loïc Tréhédel je ne manquerai pas de vous le faire savoir aussitôt !

Et bonne voie (et voix bien sûr) à vous cet automne


Laurent 18/05/2009 20:04

Bonsoir à tous,

Juste quelques mots en ce début de soirée,pour vous donner mes impressions quant à un texte de SOLAZAREF que j'ai lu ce week-end sur le net, texte par lequel il s'exprime - en autre - sur ceux qui se prétendent disciples du courant Canseliet...

Eh bien le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y va pas avec le dos de la cuiller. Je n'ai jamais lu un texte aussi polémique et provocateur sur le sujet.

C'est bien simple, le ton, le vocabulaire m'ont donnés l'impression d'assister un une scène de peloton d'execution. Du voltaire dans ses meilleurs jours.

Il ne nomme personne, mais je suppose que les récipiendaires de ce texte sulfureux se seront reconnus...ce qui m'a troublé au final, ce n'est pas tant ce que le texte dégage, mais c'est l'association du style avec le sujet évoqué, savoir la voix sèche, et surtout l'après décès du bon Maître de Savignies.

Par endroit, il n'hésite à qualifier d'imposteurs et de fumistes intéllectuels, sinon pire...

Pour revenir - une dernière fois ? - sur "l'affaire" Fulcanelli, puisqu'il faut qu'il y en est une, je crois que le plus important est, comme je le disais dans ma précédente intervention, que c'est l'auteur "principal" du Mystère et des Demeures qui a souhaité resté dans l'ombre.

Dès lors, respectons SON choix. Rideau, fin de l'histoire. Et du même coup, début de la notre, étudiants de la Science Divine, qui avons la chance de lire et de relire ces textes laissés à la postérité laborieuse.

Par ailleurs, si l'on va au fond des choses, savoir ce que dit la Tradition hermétique à propos de la médecine universelle d'une part, et le fait qu'il semblerait que Fulcanelli soit une personnalité connue, il est aisément compréhensible qu'il ait souhaité voiler son identité civile.

A contrario, chercher à comprendre la génèse d'un texte, son évolution jusqu'à son édition peut être extrêmement intéressant, quelque soit le domaine littéraire envisagé.

Très bonne soirée à tous, et à très bientôt...

Filostène 18/05/2009 21:31



Et bonsoir à vous cher Laurent,

je comprends votre sensation première. SOLAZAREF c'est de la foudre ! C'est l'Art Bref ! Qui s'y mesure s'y trouve réduit à peu de choses !
Et pourtant, cher Laurent..... J'espère que vous prendrez bien les propos qui suivent et qui ne sont nullement une remise en question de la filiation FULCANELLI - CANSELIET, ni même de votre
sentiment. Gardez-le tout brut : il va vous servir !

SOLAZAREF c'est un auteur, un philosophe éprouvé, dont le sens de la remise en question de quiconque met les pieds sur le territoire de l'Alchimie, depuis la mort d'Eugène CANSELIET, est le plus
abrupt, le plus direct, le moins consensuel, le moins sociable en tout cas, lorsque l'on le lit.
J'ai eu l'honneur, je dis bien l'honneur de le croiser à plusieurs reprises, dans les manifestations de la filiation en 1985, et même de déjeuner avec lui et quelques disciples éprouvés, en
Auvergne en mai de la même année.
Et bien, c'est selon moi, un des plus rares philosophes que le vingtième siècle ait connu !

Vous ne trouverez que chez lui et chez Alexander VON BERNUS dont j'ai évoqué la mémoire récemment, la VERITABLE DIMENSION DE L'ALCHIMIE !!!!!

Pour moi, et mon Maître Filostène riait aux éclats quand je lui ai raconté par le menu l'aventure engendrée par ce personnage hors du commun, SOLAZAREF c'est le PARACELSE alchimiste du vingtième
siècle !!!!!!!!! 

Pour votre information, Laurent, et pour les lecteurs qui l'ignoreraient également, sachez ceci :

SOLAZAREF, inconnu du monde ésotérique et alchimique de la fin des années soixante-dix, porta la dépouille d'Eugène CANSELIET, appelé à cet effet, ainsi qu'à la préparation du défunt pour
l'ultime trajet, par Isabelle CANSELIET.
Dès ce moment, dès avril 1982, des propos échangés entre la filiation SOLAZAREF et Bernard RENAUD DE LA FAVERIE, entre la filiation et Jean LAPLACE, aboutissent à une incompréhension totale du
rôle que joua ce nouvel alchimiste, si discret autrefois, qui fut missionné pour ouvrir de nouveaux sentiers (l'Art Bref) dans les manifestations à propos de l'alchimie. Ce qui froissa l'amour
propre de toute l'avant-scène parisienne si attaché encore à Eugène CANSELIET (le monde articulé autour d'ATLANTIS d'une part, autour de la revue La Tourbe des Philosophes et la librairie la
Table d'Emeraude d'autre part) et à ses proches.

Le boycott fut rapidement dressé entre ces deux courants aux modes d'expression si incompatibles et chacun anathémisat l'autre.

En 1988, SOLAZAREF fit un pas de plus dans la provocation du camp adverse. Il publia dans le livre " les Bûchers du XXè siècle" une somme de remises en question dont il n'y a d'égal que chez
PARACELSE au XVIè siècle, époque si coutumière des attaques à tout va.
SOLAZAREF prit alors la liberté de faire table rase des autorités ésotériques de toute tendance. Les Francs-Maçons, la filiation de Roger CARO, FULCANELLI furent voués aux gémonies ! Les
termes relatés dans ce livre furent la matière de deux assignations en justice. L'une par la filiation CARO, l'autre, au nom de leur père, considéré comme insulté dans la remise en cause de
FULCANELLI, par les filles d'Eugène CANSELIET.
Réparation fut obtenue pour ces dernières, mais quel revirement, pour Isabelle CANSELIET qui en 1985 rédigeat deux articles pour la filiation SOLAZAREF, et qui parurent tous deux dans le deuxième
numéro de TEMPÊTE CHYMIQUE (1985), et qui se trouvait insultée dans le livre des bûchers.... Il semble bien que le deuxième coup de tonnerre venait de retentir dans la manifestation de l'Art
Bref ! 

A l'inverse, quel alchimiste sérieux et conséquent, pourrait remettre en question la vision extraordinaire qu'apporte SOLAZAREF tout au long de ses oeuvres écrites depuis les premiers
articles (sous le nom de Pierre d'HOUCHES) dans la Tourbe des Philosophes, dans son livre d'initiation intense qu'est l'Introitus ad philosophorum lapidem (1984) et tout au long des
volumes de sa Somme Hermétique auquel je convie les lecteurs de se confronter.....

Et vous aussi, mon Ami Laurent, lorsque vous aurez lu, sur la voie du Grand Art, ce que vous insuffle des volumes comme "VITRIOLUM" ou "ALKAEST" ou les "FEUX DU CIEL (ARS BREVIS)" vous
verrez l'alchimie avec de tous autres yeux.... Et vous serez perplexe : tant de déferlement de propos acides d'une part, une telle vision de la vraie alchimie de l'autre.
Votre coeur sera troublé. Vous aurez entendu. Mais vous ne saurez que penser.
Avez vous rêvé ? Avez-vous entendu quoi ? VOUS Y ETES : CE DOUTE, ENFIN !!!!!! PAS DE REPONSE, comme le soir, dans la foret.... Des rumeurs, tout est à réinterprèter !
VOILA, dans ce silence et ces rumeurs, dehors, perdu dans la foret, là ça y est : vous êtes VIVANT !

Et bien, cher Laurent, une fois cette lecture accomplie, il y a deux autres étapes pour entrer en Alchimie : relisez VON BERNUS (une fois) et bientôt ce que Filostène a à nous dire, sur la
nouvelle énérgétique en Alchimie (en fonction de ce qui se prépare dans le monde d'aujourd'hui) et vous aurez fait le tour de cette merveilleuse alchimie pour laquelle, au niveau du
psychisme humain, vous reconnaitrez les deux piliers indispensables AU QUOTIDIEN :   LE RÊVE  et  LA VOLONTE   ! 

Oui Laurent, vous avez raison : FULCANELLI et CANSELIET sont deux auteurs totalement incontournables dans la connaissance de la VOIE SECHE (auquel j'ajoute toujours ATORENE, Séverin BATFROI et un
discret mais si véritable disciple Roger BOURGUIGNON).
Mais vous trouverez d'autres jalons de la connaissance pratique de cette voie qui vous appelle... Parmi les auteurs plus anciens, et dans la Somme de SOLAZAREF !

Jeudi, c'est l'Ascension, je publierai deux textes dans le blog : l'un sur les filiations, l'autre sur la pratique alchimique.

Bonne soirée à vous tous.