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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 15:51

Pour rompre quelques minutes avec le silence qui s'imposera plus que probablement dans ce blog qui devait être animé par les textes proposés par Filostène philosophe, voici quelques notes "surprenantes" de Filostène sur Fulcanelli.

Dans son exemplaire de la première édition des Demeures Philosophales, que tout le monde fréquentant ebay.fr a regardé passer sans saisir l'opportunité rare d'acheter un livre devenu introuvable mais aussi annoté par un philosophe qui s'est posé la même question que tous nos contemporains - à savoir qui était vraiment Fulcanelli - on trouve à la page
25 (en pied de page) la remarque suivante.

"A propos d'homéopathie, application du principe "similia similibus curantur" il est curieux de ne jamais trouver d'allusion à Samuel Hahnemann qui présent en France dès 1835, fut l'initiateur du père de Fulcanelli dans cette pratique".

 

Ailleurs, d'autres notes font penser que notre défunt ami connaissait de très près l'identité civile de Fulcanelli.

 

Des notes qui constitueront peut-être un jour un ouvrage sous sa paternité, j'extrais enfin cette affirmation qui résonnera sans doute en écho à bien des propos tenus dans les Alchimiques mémoires d'Eugène Canseliet (dont hier se commémorait les 17 ans d'abandon de l'identité terrestre) et à de nombreuses tentatives d'élucidation du fameux patronyme fulcanellien :

 

"La parenté proche des De Lesseps, par sa mère, associée à la réputation d'héroine internationale de la première république française que fut sa grand-mère, imposa le silence le plus farouche aux proches de Fulcanelli sur son identité civile".

 

Comme il est dommage que deux farceurs, initiés certes, mais jaloux et désireux de nuire à la réputation des deux maîtres de la voie sèche, ont réussi à perpétuer la confusion entre l'artiste et le savant, entre l'être d'exception et leur ancien condisciple du Grand Lunaire".

Cette note provient d'une longue relation épistolaire à propos de la volontaire Espagne (v. P.Verlaine et son voyou de voyant) dans laquelle vivait et survivait ce savant reclus, dans la seconde moitié du XXè siècle.

 

 

 

Filostène, comme je regrette ce temps déjà révolu où nous nous promenions dans les forêts ardennaises, à la recherche de l'Or perdu des Fous......



Samedi, 5è jour du plus profond sépulcral.
 

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commentaires

Ano 01/05/2009 12:40

Bonjour, Pourquoi diable y aurait-il eu une allusion à Samuel Hahnemann pour un passage repris d'Alcide Morin ?
Merci pour cet extrait de Canseliet que je découvre.

Filostène (son continuateur) 01/05/2009 15:45


Bonjour,

le passage d'Alcide Morin cité par Fulcanelli, est bien tiré de l'ouvrage "Comment l'esprit vient aux tables" plaidoyer contre la vanité prétendue des sciences positives qui luttent alors, en plein
milieu du XIX è siècle contre une vague, une mode du spiritisme qui ne s'éteindra qu'après la première guerre mondiale. Publié en 1854, rappelons au passage que le même Alcide Morin prit aussi
l'initiative d'une revue éphémère (une dizaine de numéros) nommée : "Qui vivra, verra ! Revue des sciences occultes La Magie au XIXè siècle", le simple mot Homéopathie a suscité le commentaire que
vous avez lu à propos de Fulcanelli et qui est de Filostène. Ce dernier s'exprime en pied de page, sur la  parenté proche de Fulcanelli avec lesde Lesseps et sur le père de
Fulcanelli qui aurait été un des premiers disciples français de Samuel Hahneman dans la pratique de l'homéopathie.
Le passage est le suivant : " Enfin, quand un savant docteur tranche du bistouri dans un cadavre pour y retrouver les causes de la maladie qui a fait une victime, avec son aide, il ne trouve
que des résultats. - Car la cause de la mort est dans celle de la vie, et la vraie médecine, celle qu'a pratiquée naturellement le Christ, et qui renaît scientifiquement avec
l'homéopathie, la médecine des semblables, s'étudie sur le vif." page 88 des Demeures Philosophales 3ème édition....
Ce passage est donc annoté par Filostène (sur la première édition dont il possédait deux exemplaires) qui saisit l'unique citation du mot "homéopathie" pour adjoindre son commentaire
personnel. 
Nous n'avons rien prétendu ajouter de plus sauf le commentaire qui suit dans notre petit article et qui précise l'opinion du philosophe sur l'identité de Fulcanelli, mais ici git le lièvre...
Cer même dans cette citation, quelque chose de surprenant attend le généalogiste qui cherche un peu trop loin.  Alors, mystification, conspiration du silence...
Comme dit Jean Artero (et son frère que nous saluons au passage) Le mystère du patronyme de Fulcanelli n'est pas en soi, à rechercher, ce qui importe est son apport, l'immense renom, que d'aucuns
ont tenté à tout prix d'étouffer, de ternir, de diminuer...
Et dont Filostène a semblé au début de ses articles se faire l'avocat du Diable....
Certains de nos lecteurs se sont bien douté du contraire et n'ont pas pris de mauvaise part la mise au point à propos de Saint-Marcel et son symbolisme. Il y avait une suite curieuse, destinée
aussi à se poser des questions sur un "déménagement" insolite, celui du Manoir de la Salamandre, que nous proposons dès les prochaines heures puisque nous reprenons le bâton du pélerin et
allons respirer un air bien iodé ! 

Merci pour votre prise de parole et à très bientôt.